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helene bressiant

Hélène Bressiant se forme à l’école du Studio d’Asnières puis au CNSAD où elle travaille notamment avec Philippe Duclos, Gérard Desarthe, Caroline Marcadé, Jean-Paul Wenzel, Sandy Ouvrier et Yvo Mentens. Elle joue dans On ne l’attendait pas ! mis en scène par Jorge Lavelli, Les Spécialistes, une série de performances de Émilie Rousset pour le Grand Palais et la Grande Halle de la Villette. Elle joue aussi dans Notre petite ville de B mis en scène par Julie Bertin et Et puis le roulis… mis en scène par Flore Babled au sein du Lyncéus Festival. Par ailleurs, elle tourne deux films avec le réalisateur et metteur en scène belge Claude Schmitz, Rien sauf l’été, Grand Prix du Festival de Brive 2017, et Braquer Poitiers, Prix du public au FID de Marseille 2018, qui sortira bientôt en salle. Elle répète également pour la prochaine création de Claude Schmitz au Théâtre de Liège.

charlotte van bervesseles

Formation dans les Classes de la Comédie de Reims (promotion 2009) ayant pour principal intervenant Jean-Pierre Garnier, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (promotion 2012) en suivant les enseignements de Philippe Duclos et Nada Strancar.

Au théâtre, elle a travaillé sous la direction de Thomas Bouvet (John&Mary, Pascal Rambert), Benjamin Porée (Sublime ou rien), Grégoire Strecker (La Dispute, Marivaux), Lena Paugam (Laisse la jeunesse tranquille, Côme de Bellescize), Matthieu Roy (Même les chevaliers tombent dans l’oubli, Gustave Akakpo), Chloé Brugnon (Rumba, Lise Martin), Pauline Bayle (Iliade et Odyssée, adaptations des oeuvres de Homère).
Au cinéma, elle a tourné dans Money de Gela Babluani et Mes Provinciales de Jean-Pierre Civeyrac.
Parallèlement, elle se forme aux disciplines de la marionnette et de la danse en suivant notamment les stages de Gabriel Hermand-Priquet et de Kaori Ito.

celine cheenne

Elève au conservatoire de Rennes sous la direction de Guy Parigot, Céline Chéenne entre à l’école du TNB, première promotion. Elle y côtoie entre autre Matthias Langhoff, Claude Régy, Didier-Georges Gabily, Hans-Peter Claus, Bruno Bayen…
Depuis 1994 elle travaille régulièrement avec Olivier Py ( La Servante, Le visage d’Orphée, Les Contes de Grimm, L’Apocalypse joyeuse, Les Vainqueurs, Le Soulier de satin, l’Orestie, Prométhée enchaîné, Le Roi Lear, Les Parisiens)
Parallèlement elle travaille aussi avec d’autres metteurs en scène, tels que Robert Cantarella, Irina Dalle, Youlia Zimina, Olivier Balazuc, Mylène Bonnet, Christine Berg, Lazare Herson Macarel…


La maison


Le rachat de la maison du 8, rue Célestine Garnier par la Communauté de Communes de Beaufort-en-Anjou en juin 2015 est un formidable acte de confiance en faveur de notre action, et une occasion d’affirmer ensemble (à contre-courant de la tendance majoritaire aujourd’hui) la nécessité de l’art et de la culture pour les publics éloignés. C’est pourquoi nous nous sommes immédiatement attelés à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un nouveau projet architectural pour la Maison du Théâtre de Fontaine-Guérin.

Un nouveau plateau

La priorité a été de remplacer le plateau – de fabrication très artisanale – que nous avons construit en 2009 pour la première édition du Festival. Le projet a été de réalisé le décaissement du terrain sous le plateau et la création d’un nouveau plateau de fabrication professionnelle – permettant de pérenniser notre travail de création à Fontaine-Guérin.

Un nouvel espace d’accueil du public

La fréquentation étant en augmentation constante depuis la création du festival (750 entrées en 2009 contre 10.400 entrées en 2017), la création d’un nouveau gradin était nécessaire. Un gradin naturel permettant d’accueillir 600 personnes en toute sécurité a été construit. Les espaces d’accueil avec le public ont été modifié : espace billetterie et espace buvette sont maintenant adéquate à l’accueil de nombreux spectacteurs.

Un lieu de répétitions

La suite de ce projet architectural comprend la réhabilitation de la grange attenante à la maison du 8, rue Célestine Garnier. Notre objectif est d’en faire un lieu de répétitions fonctionnel afin de pouvoir organiser le plus tôt possible des résidences d’artistes à Fontaine-Guérin, en accord avec les termes de la Convention d’occupation. Ces travaux d’assainissement et de transformation ont été initiés dès 2016 et se poursuivront jusqu’en 2019.

Un lieu d’habitation

Afin d’accueillir au mieux les équipes qui répèteront dans la grange, il est nécessaire de faire des travaux d’aménagement dans la maison, qui en l’état n’est pas adaptée à la vie en collectivité d’une équipe artistique qui peut être nombreuse. Les pièces en enfilade au rez-de-chaussée – qui sont actuellement des chambres – doivent être transformées pour avoir un espace de vie plus grand : une salle à manger attenante à la cuisine. Les greniers – dont unepartie n’est pas utlisée aujourd’hui – seront aménagés pour permettre d’avoir 3 chambres et une salle de bain supplémentaire. La cuisine nécessite des rangements plus nombreux pour être plus fonctionnelle.

XIe Festival

Après la joie de la Xe édition consacrée à Balzac, la troupe du Nouveau Théâtre Populaire a décidé de renouveler l’expérience du festival «thématique», mais de changer radicalement de répertoire : elle a donc décidé de consacrer l’édition 2019 aux auteurs vivants.

Auteurs vivants ? Cela peut vouloir dire tout et son contraire… Mais là où il aurait pu n’y avoir qu’un cadre formel, la troupe affirme en réalité un thème fort : qui dit auteurs vivants dit monde d’aujourd’hui, et les textes que nous avons choisis (dont le plus ancien a l’âge des membres de la troupe, et le plus récent n’est pas encore écrit !) ont tous en commun d’avoir le désir de comprendre ce monde, de le raconter – et, peut-être, de le transformer. Du monde d’aujourd’hui, nous voulons ainsi montrer la médiocrité la plus ordinaire (La Possibilité d’une île) comme la violence la plus extrême (Les Possibilités), mais aussi la soif d’amour et de spirituel (Les Enivrés). Nous voulons aussi nous emparer des enjeux politiques de notre temps, que ce soit frontalement, avec le conflit social que raconte Des châteaux qui brûlent, ou par le détour de la légende (Robin des bois sur la répartition des richesses) ou du surnaturel (Béesse, la sorcière bafouée sur la violence du travail). Par là nous affirmons un théâtre politique, au sens où parler du monde d’aujourd’hui permet de rêver aux mondes possibles pour demain.

Dix ans après la première édition, la troupe du Nouveau Théâtre Populaire se retrouve ainsi bien loin de son répertoire d’origine… mais au fond plus fidèle que jamais à son ambition initiale : proposer un théâtre qui s’adresse à tous, et qui aide, en racontant des histoires, à donner du sens à notre expérience d’être au monde – et d’être au monde ensemble.

La troupe du NTP

béesse, la sorcière bafouée /
benaïbout

20, 22, 24, 26, 28 août, 11h

MISE EN SCÈNE Sophie Guibard
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Baptiste Chabauty, Sophie Guibard, Elsa Grzeszczak, Morgane Nairaud

sYNOPSIS

Béesse, la sorcière bafouée est un poème de science-fiction pour cinq acteurs. C’est l’histoire d’une super-héroïne qui se révèle à elle-même dans une société contemporaine où elle ne s‘épanouit pas.

Une employée moyenne dans une entreprise de mode bas de gamme rêve d’y gravir les échelons mais personne ne la considère, et la directrice, Madame Boutrelle, l’humilie toujours plus. Les samouraïs sont sa passion secrète, et le soir, elle les regarde sur son écran HD. Cela la console, mais ne l’empêche pas de souhaiter une place plus haute, et la considération qu’elle n’a jamais eue. Elle fait un burn-out après avoir travaillé sept jours sans boire ni manger pour prouver son dévouement. Alors qu’elle quitte son corps pour rejoindre peu à peu les enfers, une mystérieuse âme lui propose un marché : un retour d’entre les morts contre un pouvoir illimité – celui d’être possédée par une sorcière bafouée nommée Béesse. Elle accepte le marché. Habitée par un nouveau désir de vengeance, elle devra monter une à une les marches de l’entreprise, et forte de son nouveau pouvoir, se confronter à ceux qui jusqu’ici vivaient pour l’humilier.

pourquoi cette pièce au ntp ?

Jouer Béesse, la sorcière bafouée au NTP, c’est défendre l’idée qu’une contrainte ou un handicap, qu’il soit physique, social, psychologique, peut devenir la plus grande des forces. Les super-pouvoirs qui transforment les protagonistes sont la traduction poétique de cette idée. Mettre en scène ce texte au festival sera l’occasion de chercher un langage poétique nouveau, où se rencontreront la « culture geek » et le théâtre pauvre. Nous chercherons comment représenter les « super-pouvoirs » de nos héros sans autre moyen que les corps. Il s’agira de faire le lien entre le théâtre épique et notre époque, qui aime le surnaturel et les effets spéciaux ; de trouver une nouvelle façon de parler du désir d’immortalité, qui habite le monde virtuel autant qu’il a habité la mythologie. Avec Béesse, le défi sera de produire le plus de magie avec le moins de moyens possibles.

Note de la metteure en Scène

La théâtralité de Béesse sera simple, reposant, comme nous avons déjà su le faire au NTP, sur le jeu de l’acteur, pour la pure jubilation du jeu, de la chorégraphie, de la composition et devra faire place nette à l’imaginaire extrêmement riche qu’offre le texte. Pour montrer le contexte de l’entreprise, des scènes de films de samouraïs et des pouvoirs surnaturels, l’écriture comme la mise en scène seront inspirées des procédés sans âge du théâtre : dispositif frontal, deux hauteurs mais pas plus de décor, et des chansons qui rythment l’ensemble.

L’auteur : Moustafa Benaïbout

Moustafa Benaibout écrit sa première pièce de théâtre, Contre le Monstre de Nosgoth, quand il est élève au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique en 2014. Il y met en scène des super-héros en proie à leurs tourments. En 2016, il écrit Mathilde, un cabaret fantastique relatant l’histoire d’amour d’une elfe des bois et d’un tueur à gages dans les années 50, et en 2018, Angélik, l’histoire d’une extraterrestre qui échoue dans un camp rom en Bulgarie, tandis que les révolutions grondent dans les Balkans. Il accorde dans ses œuvres une grande place à la musique, parfois élément central dans la dramaturgie même. Moustafa Benaïbout a participé, comme comédien, à la 8e édition du festival du Nouveau Théâtre Populaire et a joué dans Richard III et Penthésilée (2016).

robin des bois /
todorov

19, 21, 23, 25, 27 août, 11h

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Sacha Todorov
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION Valentin Boraud, Joseph Fourez, Frédéric Jessua,
Sacha Todorov, Charlotte Van Bervesselès

SynopSiS

L’Angleterre, au tournant du XIIIe siècle. En l’absence du roi Richard, le prince Jean prend le pouvoir : très vite, il s’approprie toutes les forêts du pays, interdisant aux pauvres d’y chercher du bois ou du gibier. Dans la forêt de Sherwood, la résistance s’organise… Le baron local, un certain Robin, va devoir choisir son camp !

pourquoi cette pièce au ntp ?

Revisiter la légende de Robin des bois semble s’imposer aujourd’hui ! À l’heure où la concentration des richesses entre les mains des « 1% » n’a jamais été aussi grande, le héros qui vole aux riches pour donner aux pauvres est d’actualité ; et la question des «communs» revient en force depuis quelques années, ce qui justifie de revenir sur l’épisode du mouvement des enclosures en Angleterre.

Pour le festival du NTP, cela fait sens de façon plus particulière encore. Cela fait sens par rapport à notre région, les pays de la Loire : l’histoire de Robin est une sorte d’histoire locale, que ce soit au XIIIe siècle – l’Anjou faisait alors partie des terres du roi Richard – ou au XXIe – puisque Fontaine-Guérin est à quelque cent kilomètres de Notre-Dame-des-Landes, qui pour toute la région a reposé de façon brûlante les questions qui sont celles de Robin : à qui appartiennent les forêts ? Qui a le droit de décider de leur sort ? Et peut- on se rebeller contre un Etat qu’on trouve injuste ? Enfin, Robin des bois est sans doute un des héros les plus populaires auprès des enfants : pour cette raison, il a toute sa place au festival du Nouveau Théâtre Populaire, qui tient à ce que le théâtre s’adresse aussi aux enfants, et aime par conséquent à leur offrir des relectures des grands mythes.

Note du metteur en scène

Ce projet nécessite d’écrire pour l’occasion un texte original. Dans celui-ci, je compte faire de Robin un héros complexe, pas forcément convaincu au départ, et raconter l’histoire d’une prise de conscience progressive. Je voudrais également faire de Marianne, la légendaire compagne de Robin, une héroïne à part entière, et rappeler ainsi la part importante que prenaient les femmes dans les luttes sociales au Moyen Age.

Pour la mise en scène, la principale idée scénographique est d’incarner physiquement les enclosures, au moyen de cordes qui seront installées au fur et à mesure. Ces cordes constitueront un important appui de jeu, aussi bien pour signifier les nouvelles lois du prince Jean que pour servir à la révolte de Robin. D’autre part, nous profiterons de la situation de notre théâtre au creux d’un jardin pour jouer avec tout l’espace, et notamment les arbres qui nous entourent. En n, je souhaite donner une part importante au comique et au spectaculaire. Ainsi, nous ne bouderons pas le plaisir d’inventer des stratagèmes pour montrer les mille et une revanches des petits sur les grands, ni celui de devoir atteindre une cible au tir à l’arc.

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L’auteur : Sacha Todorov

Sacha Todorov est membre de la troupe du Nouveau Théâtre Populaire, formé à l’ENS de Lyon et au Théâtre National de Strasbourg. Metteur en scène, il est également auteur de plusieurs pièces (Le Baby-sitting (2016), Comment Frank a changé ma vie (2017)) et traductions (Dom Juan de Tirso de Molina (2011), Othello de Shakespeare (2018)), notamment pour le NTP (Le Jour de gloire est arrivé avec Léo Cohen-Paperman (2015), la traduction avec Lazare Herson-Macarel d’Œdipe roi de Sophocle (2015) et de La Paix d’Aristophane (2016)). Pour le jeune public, il a coécrit avec Nancy Huston Mascarade (2008) et, avec Elsa Grzeszczak, La Belle et la Bête (2014) et L’Enfant sauvage (2015) pour le NTP.

la possibilité d’une île /
houellebecq

19, 25 août, 20h30
aussi en tournée des vendanges
les 6, 7, 8, 13, 14, 15 septembre

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Léo Cohen-Paperman
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Léo Cohen-Paperman, Elsa Grzeszczak, Morgane Nairaud, Julien Romelard

SYNOPSIS

La Possibilité d’une île, c’est l’histoire d’un comique, Daniel. Celui-ci connaît, dans les années 2000, un succès fulgurant, en écrivant et en interprétant des sketchs et des films politiquement incorrects. Avec le succès, viennent l’argent et l’amour. Il rencontre Isabelle, rédactrice en chef de Lolita. Elle gagne 50.000€ par mois. Elle a trente-sept ans, lui trente- neuf. Le jour des quarante ans d’Isabelle, ils se ma- rient et achètent une maison splendide en Espagne. Quelques années passent. Leur amour ne survivra pas au déclin du corps d’Isabelle. Ils se séparent sans haine. Isabelle, qui a pris vingt kilos et acheté un chien, emménage seule à Biarritz pour veiller sa mère mourante.

Daniel rencontre ensuite Esther, une jeune actrice espagnole. Il est foudroyé de désir. Daniel jouit de la jeunesse d’Esther et dans cette jouissance il trouve le bonheur. Mais celui-ci est de courte durée : Esther obtient une bourse pour aller étudier à New York et quitte Daniel, laissant le comique à sa vieillesse et à sa solitude. Celui-ci finira par se suicider. Parallèlement, La Possibilité d’une île raconte l’histoire de la secte des Elohim, dont le culte – auquel Daniel va adhérer rapidement – est fondé sur l’hédonisme et la promesse d’une vie éternelle… par le clonage. La vie de Daniel est ainsi racontée par Daniel25, son lointain successeur.

pourquoi adapter ce roman au ntp ?

Parce que Houellebecq est un auteur contemporain et populaire. Parce que ce roman est absolument théâtral. Parce que la langue est à la fois triviale et lyrique. Parce que ça parle du déclin de la chair. Parce que ça parle de l’impasse du désir (comme de l’absence de désir). Parce que ça parle d’un acteur. Parce qu’à ma connaissance, aucun autre auteur vivant ne raconte aussi bien de la misère de l’homme moderne. Parce que les (rôles de) femmes sont incroyables. Parce que c’est espérant comme Auguste Comte. Parce que c’est compassionnel comme Schopenhauer. Parce que c’est très métaphysique. Parce que c’est très drôle.

note du metteur en Scène

Je veux centrer l’adaptation autour des problématiques du couple dans la société contemporaine, où le corps est sommé de rester éternellement désirable, jeune. C’est pour cela que le spectacle racontera, pour l’essentiel, les amours de Daniel et d’Isabelle. J’imagine un dispositif très simple : le public entoure une table où une femme et un homme se font face, mangent et disent les mots de Michel Houellebecq. Dans mon rêve, le spectacle ressemble à un dialogue sur l’amour et le temps. Ce sera très convivial, entre le one-man-show et le dîner entre amis.

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L’auteur : Michel Houellebecq

Michel Houellebecq né Michel Thomas le 26 février 1956 (ou 1958) à Saint-Pierre (La Réunion), est un écrivain, poète et essayiste français.
Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d’un large public. Ce dernier roman, et son livre suivant Plateforme, sont considérés comme précurseurs dans la littérature française, notamment pour leur description de la misère affective et sexuelle de l’homme occidental dans les années 1990 et 2000.

les possibilités /
barker

22, 28 août, 20h30
aussi en tournée des battages
les 26, 27 juillet, 2, 3, 9, 10 août

MISE EN SCÈNE Antoine Philippot
COLLABORATION ARTISTIQUE Léo Cohen-Paperman
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Hélène Bressiant, Julien Campani, Céline Chéenne, Emilien Diard-Detœuf, Sophie Guibard, Lazare Herson-Macarel

sYNOPSIS

Les Possibilités, ce sont sept scènes indépendantes les unes des autres, du moins en apparence. Ce qu’elles ont en commun c’est la guerre, le danger et une sensation d’oppression proche de l’étouffement.

La brutalité y est omniprésente avec des assassinats, des viols, des mutilations, des tortures… Ces sept chapitres d’une même histoire (L’extase du tisserand à la découverte de la nouvelle couleur, Embrasse mes mains, Les conséquences inattendues d’un acte patriotique…) construisent un monde d’une violence insoutenable, car avant tout morale.

pourquoi cette pièce au ntp ?

On s’est habitué aux images de guerre et à leur inhumanité, mais Barker ici atteint un degré bien différent de cruauté. Il rend visible les pires conflits moraux possibles. Il peint des situations où chaque décision est mauvaise. Il rentre dans nos têtes, là où, d’habitude et facilement, on juge. Il fait vaciller tout ce à quoi on se raccroche et qui est censé faire tenir notre monde debout. En ce sens, c’est un théâtre de la catastrophe.

note du metteur en Scène

Aujourd’hui, le spectacle que j’imagine serait comme une cérémonie religieuse, un grand rituel simple et épuré. Cinq acteurs et rien d’autre. J’aimerais rendre cette violence dramatique la plus imaginaire possible, la plus mentale, pour cela il n’y aurait aucun accessoire, rien pour représenter les poignards, les blessures, les morts, le sang des morts qui coule, où les sacs remplis de têtes de morts…

On se contenterait de dire les didascalies et de mimer. Le mime serait la façon la plus efficace pour obliger le spectateur à participer, à compléter par son imaginaire le tableau qu’on lui présente. Je crois que là se trouvera la plus grande violence et la plus grande pudeur. Rendre la chose mentale, rien de didactique, rien pour «faire passer la pilule», juste l’espoir que la lumière se rallume vite à la fin, pour que tout ça reste du théâtre.

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L’auteur : Howard Barker

Dramaturge, poète, essayiste, peintre, auteur de textes pour la télévision, la radio et le cinéma, Howard Barker, né en 1946 en Angleterre, a produit plus de soixante-dix œuvres. A la tête d’une compagnie, il est aussi le metteur en scène de ses propres pièces. Excès, parodie, clins d’œil au patrimoine culturel (notamment à Shakespeare et à Brecht), refus du réalisme constamment empêché (par une composition en fragments ou par une multiplication des points de vue), tous ces traits font basculer l’œuvre de Barker du côté du grotesque. Mais ce grotesque est le seul nom que peut prendre aujourd’hui le tragique, car si Barker désigne son œuvre du nom de « théâtre de la catastrophe », c’est bien qu’il se place au moment où le pathos et la participation émotionnelle sont inopérants devant l’état du monde après Auschwitz. L’issue de secours est de sublimer le tragique par une sorte d’ironie noire et dérangeante : Barker ne transmet aucun message, sinon celui de la mise en crise conjointe de l’éthique et de l’esthétique.

des châteaux qui brûlent /
bertina

18, 21, 24, 27, 30 août, 20h30

ADAPTATION Julien Campani et Arno Bertina
MISE EN SCÈNE
 Julien Campani
COLLABORATION ARTISTIQUE Sacha Todorov
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Baptiste Chabauty, Céline Chéenne, Emilien Diard-Detœuf, Clovis Fouin, Joseph Fourez, Sophie Guibard, Lazare Herson-Macarel, Frédéric Jessua, Antoine Philippot, Sacha Todorov, Charlotte Van Bervesselès

SynopSiS

La scène est en France, à l’Ouest, aux alentours de 2015. C’est une fiction : les salariés d’un abattoir de volailles placé en liquidation judiciaire séquestrent pendant plusieurs jours le Secrétaire d’Etat à l’Industrie, Pascal Montville (socialiste et partisan de la décroissance).

Arno Bertina et moi allons démonter son roman, Des châteaux qui brûlent, et bricoler une pièce pour quatorze acteurs – pour chacun d’entre eux, et pour notre plateau. 

pourquoi cette pièce au ntp ?

Pour questionner poétiquement le Politique – de manière intime et globale.

Intime, parce que l’œuvre raconte les heurts et bonheurs d’une assemblée sans chef : celle qui s’invente au sein de l’abattoir une fois le ministre séquestré. C’est l’occasion pour le NTP de jouer avec ses idéaux de démocratie directe et d’art populaire, d’en débattre, et de sortir de soi – une troupe de théâtre c’est pas comme une usine.

Globale, parce que le pays (le monde) entier est secoué par les violences sociale, politique, financière. Poser la question de ces violences sur un plateau de théâtre, c’est, d’abord, l’occasion de sortir de la temporalité de l’actualité pour se plonger dans celle du présent. C’est prendre le temps de voir, et d’entendre. Autre vitesse, autre lenteur. Les acteurs sont là pour ça. Incarner des femmes et des hommes dans toutes leurs contradictions. Faire chanter les voix que l’Histoire n’entend pas. Aimer la colère ; celle de l’Autre comme la sienne. Croire à l’intelligence collective. Laisser agir ou surgir nos métamorphoses.

Et mettre en scène un homme d’Etat pour lui faire partager la vie d’une insurrection populaire, c’est aussi, au sein de l’étrange espace démocratique qu’est le théâtre, prendre le temps d’incarner des questions qu’un bulletin de vote ou une chaîne d’information ne sauraient faire résonner durablement – ni même, si j’ose dire (mais voilà, c’est tout l’enjeu) : joyeusement.

note du metteur en Scène

Le théâtre est là pour nous mettre en grande santé.

On donnera à voir et à sentir des êtres régénérés par un conflit politique. Des « poitrines fières » comme chez Homère. Comment la peur (qui paralyse) devient du trac (qui mobilise). Comment on passe de la réaction à l’action ? C’est ça qu’on racontera. En représentant une pensée collective en acte.

La parole sera le coeur du spectacle. Parler, écouter et voir comment chaque solitude se libère en en rencontrant une autre ; comment les différences ne se dissolvent pas dans une pensée unique mais au contraire, comment ça crée du mouvement le simple fait d’être ensemble, et de dialoguer enfin, dans la durée.

Parler – jusqu’au chant. On ne cherchera jamais un ordre didactique mais un chaos poétique qui donnerait à entendre une musique commune, une sorte de basse continue sur laquelle chacun pourrait accoucher d’une mélodie.

L’abattoir sera notre théâtre du monde. Les lames, le sang, les poulets. Les Temps modernes. Mais sur scène, aussi, un petit gradin. Pour créer un quadrifrontal mal foutu – une assemblée. « Spectateurs, soyez les bienvenus dans le corps de Dionysos.»

Ça passera par du clown (des clown-Poulets), par la fantaisie (Don Quichotte, le vrai, sera là), par la musique (un concert s’organise), et par le travestissement.

Une tragi-comédie chorale en route vers le carnaval. Parce que retirer sa blouse d’abattoir ou sa cravate de ministre c’est enfiler un autre costume : celui de son propre corps, déplacé, bouleversé, étonnant – ce corps qu’on n’attendait pas, qu’on n’attendait plus.

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L’auteur : Arno Bertina

Né en 1975, il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages. « Les romans et récits d’Arno Bertina mettent en jeu l’identité des formes et des êtres, interrogeant, à travers leurs métamorphoses, la labilité des signes, la dualité des origines et le nécessaire déchirement du sujet au contact du monde. Qu’il soit porteur des séquelles de l’Histoire ou des possibles d’un présent facétieux, le personnage au centre de ces narrations dit son désir de liberté d’une voix empêchée, dédoublée ou encore chahutée par des discours autres. » (Arno Bertina, Classiques Garnier).

Il a écrit deux textes pour le théâtre : La Relève des dieux par les pitres (par Agnès Sourdillon, Avignon Sujets à vif 2009), et Le Dernier Cash (par Julien Campani, Maison de la Poésie 2016 et tournée).

Des châteaux qui brûlent est publié chez Verticales (Gallimard) en août 2017.