Author: La troupe du NTP

Formation à l’École Charles-Dullin puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique.
A joué notamment avec F. Maragnani Cri et Ga cherchent la paix de Minyana ; C. Berg Peer Gynt d’Ibsen et Le Mal court de J. Audiberti ; O. Py Le Roi Lear de Shakespeare ; C. Poirée La Nuit des rois de Shakespeare. A écrit et mis en scène Contre le monstre de Nosgoth et Songe inachevé de Gynt d’après Ibsen.

Au NTP il  a joué :
– Richard dans Richard III (2016)
– Le prisonnier / le message dans Penthésilée (2016)

Formation au Cours Florent puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, promotion 2013.
Elle a joué notamment avec J. Bertin et J. Herbulot (Berliner Mauer : vestiges ), Johann Cuny (Les Soirées plaisantes), N. Antignac (Faits divers de R. Spregelburd), Clément Poirée (Vie et Mort de H, de Hanokh Levin). Elle est membre de la compagnie Les Soirées plaisantes.

Elle a joué au cinéma sous la direction de M. Fitoussi, I. Gotesman…

Au NTP elle a joué :
– Blanche-Neige dans Blanche-Neige (2016)
– Astérie dans Penthésilée (2016)
– Jacqueline Baudrier, Michèle Cotta, Ségolène Royal, … dans Le jour de gloire est arrivé (2016)

Novembre / Décembre 2017

Julien Campani, Philippe Canales, Joseph Fourez, Morgane Nairaud jouent dans Cyrano de Rostand mis en scène par Lazare Herson-Macarel :
– 10, 11, 12 et 14 novembre Théâtre Jean Vilar, Suresnes (92)
– 17 novembre Théâtre André Malraux, Chevilly-Larue (92)
– 21 au 24 novembre Théâtre de la Coupe d’Or, Rochefort (17)
– 28 novembre Théâtre de Cachan (94)
– 5, 6 et 7 décembre Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale (16)
– 21 décembre Les Passerelles, Pontault-Combault (77)

Lazare Herson-Macarel et Morgane Nairaud jouent dans Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes par Le Birgit ensemble, mis en scène par Julie Bertin et Jade Herbulot :
– les 18 et 19 novembre au Théâtre des Quartiers d’Ivry (94)
– le 25 novembre au POC d’Alfortville (94)
– le 2 décembre au Théâtre de Chatillon (92)
– le 12 décembre à la Scène Nationale d’Aubusson (23)

Elissa Alloula et Elsa Grzeszczak jouent dans EXTRA (ordinaires) d’après Edgar Allan Poe mis en scène par Frédéric Jessua :
– du 12 au 22 décembre au Théâtre de la Loge (Paris)

 

Janvier / Février 2018

Julien Campani, Philippe Canales, Joseph Fourez, Morgane Nairaud jouent dans Cyrano de Rostand mis en scène par Lazare Herson-Macarel :
– 17 au 21 janvier Théâtre Montansier, Versailles (78)
– 23 janvier Carré Sévigné, Cesson-Sévigné (35)
– 26 janvier Théâtre Roger Barat, Herblay (95)
– 28 janvier Le Figuier blanc, Argenteuil (95)
– 30 janvier Le Forum, Scène Nationale 61, Flers (61)
– 1er et 2 février Le Tangram, Scène Nationale, Evreux (27)
– 8 au 11 février Théâtre Jean Arp, Clamart (92)
– 13 et 14 février Scènes du Golfe, Vannes (56)
– 19 au 22 février Le Quai, CDN d’Angers (49)
– 24 février Pianock’tail, Bouguenais (44)

Lazare Herson-Macarel, Morgane Nairaud et Elissa Alloula jouent dans Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes par Le Birgit ensemble, mis en scène par Julie Bertin et Jade Herbulot :
– les 16, 17 et 18 février au Grand T, Nantes (44)

Emilien Diard-Detoeuf joue dans Le Cahier noir d’Olivier Py :
– du 21 au 23 février au TEAT Champ Fleuri, Saint-Denis (La Réunion)

 

Mars / Avril 2018

Lazare Herson-Macarel, Morgane Nairaud et Elissa Alloula jouent dans Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes par Le Birgit ensemble, mis en scène par Julie Bertin et Jade Herbulot :
– les 3 et 4 mars à la MC2, Grenoble

Julien Campani, Philippe Canales, Joseph Fourez, Morgane Nairaud jouent dans Cyrano de Rostand mis en scène par Lazare Herson-Macarel :
– 9 mars Théâtre du Blanc-Mesnil (93)
– 13 et 14 mars Carré magique, Lannion (22)
– 17 mars Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93)
– 20 mars Théâtre Edwidge Feuillère, Vesoul (70)
– 23 mars L’Orange bleue*, Eaubonne (95)

Julien Campani, Joseph Fourez, Morgane Nairaud, Claire Sermonne (en alternance avec Louise Coldefy) jouent dans La Nuit des rois de Shakespeare mis en scène par Clément Poirée :
– 29 mars Le Salmanazar, Epernay (51)
– 6 avril Centre Culturel Aragon Triolet, Orly (94)
– 12 avril Théâtre Romain Rolland, Villejuif (94)
– 25, 25, 26 avril Espace des Arts, Scène Nationale de Chalon sur Saone (71)

Frédéric Jessua met en scène On purge bébé de Feydeau :
– du 4 avril au 27 mai au Lucernaire, Paris (75)

Pauline Bolcatto joue dans Polyeucte mis en scène par Brigitte Jaques-Wajeman :
– 10 mars à l’Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge (91)
– 14 et 15 mars au Théâtre de la Renaissance, Oullins (69)
– 29 mars au Centre d’Art et de Culture, Meudon (92)
– 3 avril à la Ferme du Bel-Ebat, Guyancourt (78)
– 5 avril au Théâtre des Sablons, Neuilly-sur-Seine (92)
– 7 avril au Théâtre Claude Debussy, Maisons-Alfort (94)
– 11 et 12 avril au Théâtre Firmin Gémier, Châtenay-Malabry (92)

Sacha Todorov met en scène Le Mimosa pudique, spectacle d’écriture de plateau sur le thème du carnaval :
– les 25, 26 et 27 avril à 20h au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, Paris (75)

 

Mai / Juin 2018

Frédéric Jessua met en scène On purge bébé de Feydeau :
– du 4 avril au 27 mai au Lucernaire, Paris (75)

Julien Campani, Morgane Nairaud, Claire Sermonne jouent dans La Nuit des rois de Shakespeare mis en scène par Clément Poirée :
– 1er mai Théâtre de Vevey (Suisse)
– 15 mai Espace Jean Legendre, Compiègne (60)
– 17 mai Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93)
– les 26 et 27 juin au Château du Plessis-Macé, Festival d’Anjou (49)

Emilien Diard-Detoeuf joue dans Le Cahier noir d’Olivier Py :
– le 3 mai au Théâtre des Pénitents, Montbrison (42)

Julien Campani joue dans Le Bal, de Jeanne Frenkel et Cosme Castro :
– du 15 mai au 9 juin au théâtre Le Monfort, Paris (75)

Pauline Bolcatto et Baptiste Chabauty jouent dans Change Me écrit et mis en scène par Camille Bernon et Simon Bourgade :
– du 22 mai au 9 juin, Théâtre de la Tempête, Paris (75)

Emilien Diard-Detoeuf et Joseph Fourez jouent dans Les Parisiens d’Olivier Py :
– 26 et 27 mai Théâtre du Gymnase, Marseille (13)
– du 31 mai au 3 juin, Théâtre de la Ville, Paris (75)

 

Juillet 2018

Joseph Fourez joue dans Pur présent d’Olivier Py :
– du 7 au 22 juillet au Festival d’Avignon (84)

Morgane Nairaud et Louise Coldefy jouent dans La Vie est un songe de Calderon mis en scène par Clément Poirée :
– les 13 et 14 juillet au Festival de Theatro Clasico de Almagro (Espagne)
– les 22 et 23 juillet au Festival de Figeac (46)

 

Cette saison, le NTP dirigera un nouvel atelier pour adultes à Mazé, avec l’Association « Scènes de Théâtre ». Les cours auront lieu les mardi de 20h30 à 22h30, pour 20 séances entre octobre et mai. Si vous souhaitez plus de renseignements, vous pouvez contacter Caroline Leroy au 06 01 71 95 33.

Traduction et adaptation : Lazare Herson-Macarel et Sacha Todorov
Mise en scène : Lazare Herson-Macarel
Collaboration artistique : Philippe Canales
Direction musicale : Baptiste Chabauty
Costumes : Zoé Lenglare
Conception et réalisation de la machine : Victor et Philippe Lenglare
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec : Philippe Canales, Joseph Fourez, Morgane Nairaud

 

La Tournée des Vendanges suit le même principe que le Festival du Nouveau Théâtre Populaire à Fontaine-Guérin – des spectacles accessibles à tous au tarif de 5€. Cette année c’est avec La Paix d’Aristophane que nous venons à votre rencontre.

«C’est la guerre partout ! entre les pays, entre les familles, entre les voisins ! Ca va de mal en pis, et tout le monde reste les bras croisés ! Moi, je dis, c’est plus possible de vivre comme ça. Et moi, je vais monter là-haut voir Zeus et je vais tout arranger.»

Pour ce spectacle en forme de fête librement inspiré d’Aristophane, nous proposons à chaque spectateur d’apporter quelque chose à boire ou à manger. Comme ça, si nous parvenons à libérer la déesse de la Paix, nous pourrons fêter tous ensemble le retour de la concorde, de l’harmonie et de la fraternité.

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• Saint-Georges-des-Sept-Voies (49) – La Sansonnière
Se rendre aux jardins de la Mairie. Réservations : 06 30 20 19 94

• Blois (37) – La Halle aux Grains
2 place Jean Jaurès – suivre les panneaux depuis le centre- ville de Blois. Réservations : 02 54 90 44 00

• Bauné (49) – Le Presbytère
5 rue Saint-Jacques – suivre centre bourg de Bauné / Place Saint-Gilles ; le Presbytère se trouve juste derrière l’église, en suivant la rue Julien Daillère. Réservations : 02 41 57 01 82

• Sainte-Gemmes-sur-Loire (49)
48 chemin du Hutreau – depuis Angers, prendre la D312 direction Sainte-Gemmes-sur-Loire pendant 2 km puis prendre à droite au niveau du château du Hutreau et suivre le fléchage NTP. Réservations : 02 41 66 75 52

• Savennières (49) – Le Clos Lavau
Entrer dans la commune et rejoindre la place du Mail derrière l’Eglise, où il est possible de se garer. Depuis la place du Mail, l’accès est piéton : suivre le fléchage communal jusqu’au Clos Lavau. Réservations : 02 53 20 32 99

Traduction : Clément Camar-Mercier
Mise en scène : Joseph Fourez
Collaboration artistique : Frédéric Jessua
Création sonore : Julien Romelard
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Couture : Laurence Cosic
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Philippe Canales : Le roi Edouard IV / Margaret, veuve d’Henri VI
Claire Sermonne : Elisabeth, épouse d’Edouard IV
Valentin Boraud : Clarence, frère d’Edouard IV / Catesby
Moustafa Benaïbout : Richard, frère d’Edouard IV
Elsa Grzeszczak : La Duchesse d’York, mère d’Edouard IV, Clarence et Richard / un meurtrier
Pauline Bolcatto : Lady Anne, veuve d’Edouard, Prince de Galles, fils d’Henri VI
Lazare Herson-Macarel : Duc de Buckingham
Sacha Todorov : Evêque Ely / un meurtrier
Baptiste Chabauty : Lord Hastings / Richmond
Clovis Fouin : Lord Stanley
Julien Romelard : Comte Rivers, frère d’Elisabeth / Tyrrell
Frédéric Jessua : Le maire de Londres

Durée : 2h

 

Nietzche écrit : « Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l’abysse, qu’il sache que l’abysse le scrute à son tour. »

Richard est le mal incarné. Qu’est-ce que le mal ? Venu du mot latin malum, le mot peut se traduire par : « de sens identique » ou « de même sens ». Dans le Mal, tout est au même niveau, le monde est privé de sens puisque tout est égal. Le mal y règne et des êtres vils comme Richard III peuvent prétendre à l’innocence, et faire leur office. Désormais le langage est vidé de son sens et le mal impose ses propres règles. Dans ce nouveau monde, Richard III est roi, et l’habile maitre de ces mots trompeurs. Il sait tout faire avec eux, séduire, tuer, trahir, usurper.

La naissance d’un monstre est sans doute possible parce qu’il profite d’un monde laissé à l’abandon par ces prédécesseurs. Loin de moi l’envie de disculper Richard, mais il me semble important d’évoquer la responsabilité de chacun. Les monstres prennent le pouvoir lorsque le peuple le lui offre… Mais Richard III, est aussi et surtout une gigantesque fête, celle d’un théâtre libéré, aussi monstrueux que beau, aussi intime qu’épique, aussi fou que terriblement humain, et donc éminemment populaire.

Joseph Fourez

 

 

Traduction : Ruth Orthmann et Eloi Recoing
Mise en scène : Sacha Todorov
Collaboration artistique : Pauline Bolcatto
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Construction du mât : Eric Szczuczynski et ses collaborateurs
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Moustafa Benaïbout : le prisonnier / le messager
Pauline Bolcatto : Méroé
Julien Campani : Ulysse
Baptiste Chabauty : Adraste
Louise Coldefy : Astérie
Clovis Fouin : Diomède
Elsa Grzeszczak : Prothoé
Morgane Nairaud : Penthésilée
Antoine Philippot : Achille
Julien Romelard : Antiloque
Claire Sermonne : la grande prêtresse

et les cavalières :
Victorine Cesbron : Mégaris
Ikel Josse : Automédon

Les acteurs ont été formés à l’équitation au Peggy Paint Ranch d’Ikel Josse, qui a également mis à disposition les chevaux Pablo et Chinouk.

Durée : 1h55

 

Avec Penthésilée, nous avons voulu revenir aux fondamentaux du Nouveau Théâtre Populaire : des acteurs, un plateau de bois et un grand poème. Car c’est bien un poème que cette pièce étrange, où l’action semble presque un prétexte pour découvrir le paysage d’une âme. On a beaucoup dit que Kleist dans cette pièce avait, près d’un siècle avant Freud, découvert l’inconscient ; il est sûr en tout cas qu’il plonge dans les passions les plus sombres et les plus interdites.

La guerre de Troie lui fournit pour cela le cadre idéal. Cette époque sauvage, antérieure au christianisme, lui permet de rêver des personnages ignorants de tout péché, où les pulsions peuvent s’exprimer au grand jour avec une puissance et une brutalité inouïes ; mais surtout, ce contexte guerrier lui permet d’explorer à l’infini les échos entre la violence des armes et la violence de l’amour. Violence envers l’être aimé – et rares sont les textes qui ont tant regardé en face comme on peut vouloir faire souffrir ce que l’on aime ; et violence envers celui qui le ressent, tant cette passion peut être dévastatrice – surtout au temps de la jeunesse, alors que l’orgueil est comme une cloche incessante, alors que les désirs ignorent encore leurs noms.

En montant cette pièce, nous voulons proposer un moment à part, suspendu comme un rêve, où comme dans les rêves ce qui est interdit au grand jour – s’incarne. Ces personnages n’ont rien de modèles ; mais nous avons tous en nous un Achille, une Prothoé, une Penthésilée – libre à nous de leur faire place ou non. Avec Kleist nous vous proposons, le temps d’une pièce, de les écouter – comme on peut dans un zoo voir de très près les fauves.

Sacha Todorov

 

Traduction, montage et adaptation : Frédéric Jessua et Morgane Nairaud
Mise en scène : Frédéric Jessua
Collaboration artistique : Morgane Nairaud
Arrangements musicaux au vibraphone, batterie et guitare : Baptiste Chabauty
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Couture : Laurence Cosic
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Valentin Boraud
Julien Campani
Baptiste Chabauty
Frédéric Jessua
Morgane Nairaud en alternance avec Claire Sermonne
Thomas Chrétien

Durée : 55 minutes

 

Quelque part au beau milieu de la méditerranée, une violente tempête s’abat sur un navire. A son bord, un Roi, un Duc et un Prince. Le bateau s’échoue sur une île mystérieuse, peuplée d’êtres et d’esprits étranges. Jusqu’ici tout va mal… Mais non bien sûr, car c’est ce bon vieux Shakespeare qui est à la baguette ! Petits qui rêvez d’êtres grands, et grands qui voulez redevenir petits, embarquez pour cette histoire pas comme les autres où tout est bien qui finit…

 

Texte : Léo Cohen-Paperman en collaboration avec les comédiens du spectacle, d’après Jacob et Wilhelm Grimm
Mise en scène : Léo Cohen-Paperman
Création sonore : Julien Romelard
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Louise Coldefy : Blanche-Neige / Les Sept Nains
Elsa Grzeszczak  : La Reine
Julien Romelard : Le Roi / Le Prince

Durée : 1h

Une première version de ce spectacle a été créée le 10 juin 2016 aux Studios de Virecourt à Benassay (86), avec Sophie Guibard dans le rôle de Blanche-Neige.

 

Un jour, une reine meurt en mettant au monde une fille à la peau blanche comme la neige, aux cheveux noirs comme l’ébène, aux lèvres rouges comme le sang. Voici Blanche-Neige : la bien nommée, la bien aimée, la mal armée ! Quelques années plus tard, le roi prend une autre femme, si fière qu’elle ne peut supporter la présence d’une autre beauté. Folle de jalousie, elle ordonne qu’on lui apporte le cœur de Blanche-Neige dans une boîte…

Voici le conte le plus populaire de la littérature occidentale. La célèbre – et magnifique – adaptation de Walt Disney joue sans doute pour beaucoup dans sa postérité ; mais il ne faut pas oublier que le petit récit glané par les frères Grimm traite de questions essentielles. Mettre en scène Blanche-Neige procède du désir de revenir à la source du conte original, de sa violence intime, de sa dimension politique et de sa vigueur stylistique.

Blanche-Neige, c’est l’histoire d’une enfant qui découvre le réel. Et le réel est ce qu’il est : impétueux, passionnel, contradictoire. Adolescente, Blanche-Neige est chassée de son pays natal et débute son errance initiatique. Au cœur de la forêt, la nuit, elle découvre qu’elle ne sait rien. Il lui faut tout recommencer ! Avec les Sept Nains, elle apprend à travailler. Attaquée par la Reine, elle apprend que le Mal peut être nécessaire. Enfin, en rencontrant le Prince et en acceptant son amour, elle consent à l’avenir.

Blanche-Neige, après avoir châtié sa belle-mère, devient reine à son tour. Ainsi s’accomplit le passage d’une génération à l’autre. Ce changement n’est ni bon, ni mauvais. Il est le signe que l’Histoire n’est pas finie. Si nous voulons parler aux enfants du XXIe siècle, c’est peut-être pour leur dire cela : l’Histoire, tragique et magnifique, continue.

Léo Cohen-Paperman

 

Vie et mort de sept rois

Texte : Léo Cohen-Paperman et Sacha Todorov en collaboration avec les comédiens du spectacle
Mise en scène : Léo Cohen-Paperman
Collaboration artistique et piano : Sacha Todorov
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :

Pauline Bolcatto : Pierre Mendès France, La République, foule de Mai 68, Colette Tellio, La Mort, Elisabeth Hubert, Elisabeth Guigou, Carla Bruni

Valentin Boraud : Jacques Chaban-Delmas, Porte-Drapeau, Sœur Sourire, Evariste, Jean-Michel Royer, Thierry Tellio, un socialiste, Renaud, Lionel Jospin, François Hollande

Julien Campani : André Bettencourt, Danton, Jacques Chirac

Philippe Canales : Valéry Giscard d’Estaing, Un Résistant, Maurice Challe, Sœur Sourire, Evaristo, un médecin, un socialiste, Edouard Balladur, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Louis Debré

Louise Coldefy : André Le Troquer (Président de l’Assemblée Nationale le 1er juin 1958), foule de Mai 68, Jacqueline Baudrier, Michèle Cotta, une socialite, Ségolène Royal, Laurence Ferrarri

Clovis Fouin : Jean-Marie Le Pen, André Malraux, Maurice Thorez, foule de Mai 68, Pierre Juillet, Jean-Bernard Tellio, Charles Pasqua, Jacques Toubon, Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy

Joseph Fourez : Guy Mollet, soldat de 14/18, Georges Pompidou, George-Jean-René Michaud, Eddy Mitchell, un socialite, Guillaume Durand, Alain Juppé, Hubert Védrine

Lazare Herson-Macarel : François Mitterrand, Dominique de Villepin, Claude Allègre, Journaliste

Morgane Nairaud : Léopold Sédar Senghor, assassin du Petit Clamart, foule de Mai 68, Claude Pompidou, Marie-France Garaud, Germaine Michaud, une socialiste, Martine Aubry

Antoine Philippot : Charles De Gaulle, Alain Duhamel, Jean Boissonnat, un socialiste, Elie Vannier, Alain Madelin, Jean-Pierre Raffarin, Bernard Kouchner, Laurent Delahousse

Durée : 1h50

 

Le Jour de gloire est arrivé raconte l’odyssée grotesque et sublime de la politique française sous la Cinquième République : de 1958 à nos jours.

Nous sommes unis par une histoire commune ! Et si nous faisions théâtre de cette histoire ? C’est le projet que la troupe du Nouveau Théâtre Populaire a décidé de prendre à bras-le-corps. Nous avons choisi de nous emparer de la grande Histoire, du Général de Gaulle à François Hollande, avec les armes du théâtre. Ni accusateurs, ni hagiographes, nous voudrions nous emparer joyeusement de ces cinquante-huit dernières années pour faire, en deux heures, la chronique de nos origines.

Nous aimons, comme le Roi Lear, « chanter, prier, raconter des histoires héroïques, se moquer avec les pauvres de la vie des puissants, qui triomphent et qui perdent, qui gouvernent et qui tombent, et se moquer de ces papillons d’or fragiles, s’approcher doucement des mystères de l’être comme si nous étions des espions de Dieu. » L’origine, l’incarnation et la personnalisation du pouvoir sont comme le feu : ils réchauffent en même temps qu’ils brûlent.

Deux idées fondatrices, donc : le passé comme constitution d’un héritage commun et la fascination – en même temps que le dégoût – pour ceux qui nous gouvernent. Nous proposons ainsi l’hypothèse suivante : Le Jour de Gloire est arrivé racontera l’histoire de sept rois – Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande – de sept rois, et de leurs cours, de leurs femmes, de leurs luttes, de leur élévation et de leur déchéance. Sept rois, sept paroles, sept théâtres.

Nous avons repris Le Jour de gloire est arrivé pendant la création de Richard III de Shakespeare. A notre humble mesure, nous partageons la même ambition : réunir notre public autour de sa propre histoire, travailler à la constitution d’une mythologie commune et formuler par la chair ce qui constitue une part de notre identité et de notre héritage.

Léo Cohen-Paperman