Texte : Léo Cohen-Paperman en collaboration avec les comédiens du spectacle, d’après Jacob et Wilhelm Grimm
Mise en scène : Léo Cohen-Paperman
Création sonore : Julien Romelard
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Louise Coldefy : Blanche-Neige / Les Sept Nains
Elsa Grzeszczak  : La Reine
Julien Romelard : Le Roi / Le Prince

Durée : 1h

Une première version de ce spectacle a été créée le 10 juin 2016 aux Studios de Virecourt à Benassay (86), avec Sophie Guibard dans le rôle de Blanche-Neige.

 

Un jour, une reine meurt en mettant au monde une fille à la peau blanche comme la neige, aux cheveux noirs comme l’ébène, aux lèvres rouges comme le sang. Voici Blanche-Neige : la bien nommée, la bien aimée, la mal armée ! Quelques années plus tard, le roi prend une autre femme, si fière qu’elle ne peut supporter la présence d’une autre beauté. Folle de jalousie, elle ordonne qu’on lui apporte le cœur de Blanche-Neige dans une boîte…

Voici le conte le plus populaire de la littérature occidentale. La célèbre – et magnifique – adaptation de Walt Disney joue sans doute pour beaucoup dans sa postérité ; mais il ne faut pas oublier que le petit récit glané par les frères Grimm traite de questions essentielles. Mettre en scène Blanche-Neige procède du désir de revenir à la source du conte original, de sa violence intime, de sa dimension politique et de sa vigueur stylistique.

Blanche-Neige, c’est l’histoire d’une enfant qui découvre le réel. Et le réel est ce qu’il est : impétueux, passionnel, contradictoire. Adolescente, Blanche-Neige est chassée de son pays natal et débute son errance initiatique. Au cœur de la forêt, la nuit, elle découvre qu’elle ne sait rien. Il lui faut tout recommencer ! Avec les Sept Nains, elle apprend à travailler. Attaquée par la Reine, elle apprend que le Mal peut être nécessaire. Enfin, en rencontrant le Prince et en acceptant son amour, elle consent à l’avenir.

Blanche-Neige, après avoir châtié sa belle-mère, devient reine à son tour. Ainsi s’accomplit le passage d’une génération à l’autre. Ce changement n’est ni bon, ni mauvais. Il est le signe que l’Histoire n’est pas finie. Si nous voulons parler aux enfants du XXIe siècle, c’est peut-être pour leur dire cela : l’Histoire, tragique et magnifique, continue.

Léo Cohen-Paperman