Festival 2019

splendeurs et illusions /
liébard

25 août, 17h cinéma-théâtre de Beaufort

 

26 août, 14h30 cinéma les 400 coups à Angers

 

5 sept, 20h30 cinéma le concorde à Nantes

 

30 sept, 23h sur France 3 pays-de-la-loire

 

UN FILM DE Xavier Liébard
DUREE 52 min
PRODUCTEUR DELEGUE Miel Cabaret
IMAGES Nicolas Contant, Julien Bossé, Xavier Liébard
SON Arnaud Marten, Pierre Bompy
MONTAGE Katia Manceau
MIXAGE Thierry Compain
MUSIQUE ORIGINALE Cédric Le Guillerm

Coproduit par Les 48° Rugissants productions / France Télévisions – France 3 Pays de la Loire

Avec le soutien de la Région des Pays de la Loire, de la Région Bretagne, Avec la participation du CNC, du COSIP, de la Procirep-Angoa.

sYNOPSIS

Ils avaient envie d’inventer un Théâtre qui leur ressemble, un théâtre plus libre et plus proche du public. Alors ils ont construit un plateau en bois sous l’ombre bienveillante d’un clocher torsadé, dans le jardin d’un petit village du Maine et Loire à Fontaine Guérin.

Ils ont monté les pièces qu’ils avaient envie de jouer en fondant un collectif sans hiérarchie, dont ils ont inventé les règles. Le public est venu comme pour un rendez-vous secret, et le rêve d’un Nouveau Théâtre Populaire a pris corps au milieu des champs.

C’est l’histoire d’une génération de comédiens trentenaire qui ont vieilli ensemble et qui prennent conscience 10 ans plus tard, de l’audace et de la fragilité de leur rêve.

Pour sa dixième édition, la troupe s’attaque à la comédie humaine de Balzac. Et nous plonge dans les affres et illusions de leurs vies d’artistes à travers le récit rocambolesque de Lucien de Rumbempré, un jeune poète qui rêve de monter à Paris.

Comment ne pas perdre son âme lorsque l’on est artiste ? Le voilà le tiraillement intérieur.

––

L’auteur : Xavier Liébard

Xavier Liébard est né à Nantes en 1968. Baigné dès son enfance dans un milieu festif et musical, à Saint-Mars-la-Jaille, le réalisateur n’a de cesse d’interroger ce qui créé l’harmonie dans un groupe. Licencié en lettres modernes il est formé à la Femis en département réalisation, il commence sa carrière à Paris en réalisant des courts métrages de fictions et en écrivant des scénarii. Mais très vite il se dirige vers le documentaire, plus léger en termes de financement que la fiction. Son premier documentaire Le Chemin des brumes tourné dans les Monts d’Arrée en 2002 évoque le magnétisme de certains paysages sur les hommes. Il a trouvé son genre de prédilection et ne le quittera pas. En 2007, il filme un groupe de personnes âgées qui chantent dans les maisons de retraite de Loire-atlantique, mais ne veulent pas y aller : Les Joyeux compagnons ou la corde sensible. En 2008, il filme à Tours des footballeurs de 13 ans, les papas qui poussent et les mamans qui soignent, pour une série documentaire intitulée Jeunes pousses réalisée avec Jean Raymond Garcia. En 2010, il travaille comme premier assistant réalisateur sur le film de Hubert Sauper, Nous venons en Amis, une traversée périlleuse en Ulm au moment de la création du Soudan du sud, le film sera sélectionné à Berlin et Sundance.

Après 20 ans passé à Paris, il revient sur la région nantaise, et tourne en 2014 Le partage du fleuve, un film mosaïque autour de l’estuaire de la Loire, les rivalités et les tensions qui composent cet étrange territoire puis, en 2016 un film choral autour de la radio de L’ile d’yeu, Neptune FM, de la vie des islais et du monde associatif, Les Voix du largeSplendeurs et illusions tourné en 2018 explore un nouvel univers, celui du théâtre et du statut de l’artiste.

Passionné par la transmission, il travaille également depuis 25 ans, comme intervenant réalisateur pour de nombreux organismes de formation en France et à l’étranger.

 

 

Festival 2019

Calendrier festival 2019

 

La maison du théâtre ouvre à 10h30 le matin et 19h30 le soir.

Date

11Haprès-midi20h30

sa 17 août

Les Enivrés

di 18 août

Des châteaux

lu 19 août

Robin La Possibilité d’une île

ma 20 août

Béesse Les Enivrés

me 21 août

Robin Des châteaux

je 22 août

Béesse Les Possibilités

ve 23 août

Robin Les Enivrés

sa 24 août

Béesse 18h! rencontre Arno BertinaDes châteaux

di 25 août

Robin17h! Projection documentaire BeaufortLa Possibilité d’une île

lu 26 août

Béesse14h30 ! Projection documentaire AngersLes Enivrés

ma 27 août

Robin Des châteaux

me 28 août

Béesse Les Possibilités

je 29 août

Les Enivrés

ve 30 août

Des châteaux

LE NTP récupère vos objets et vos meubles

pour compléter les accessoires et scénographies des spectacles 2019

Chers public, chers amis,

Pour les besoins de notre prochaine édition, et dans un souci et d’économie et de recyclage, nous faisons appel à vos greniers, caves et autres garages, afin de récupérer des objets et des meubles qui souhaiteraient se faire une seconde jeunesse sur scène à nos côtés. Ainsi, nous vous proposons de jeter un œil à la liste ci-dessous afin de savoir si vous possédez un ou plusieurs de ces objets, et si vous auriez la gentillesse de nous les donner, pour qu’ils viennent compléter les accessoires et les scénographies de nos prochains spectacles…

Nous serons à Fontaine-Guérin à partir du 23 juillet et nous aurions besoin de ces objets avant le 10 août.

N’hésitez pas a nous contacter par téléphone ou par texto au 06 48 93 84 34.

Au plaisir de vous retrouver cet été,

Joseph,
pour l’équipe du NTP

 

Liste des éléments recherchés :
  • une porte d’intérieur
  • 2 fauteuils moderne de salon en bon état
  • un canapé moderne 2/3 place en bon état
  • 2 grands tapis de salon (genre Ikea, préférable d’une seule couleur et sans motif) et d’environ 1m sur 2m
  • un porte-revues
  • des lampes sur pieds moderne
  • des fausses plantes d’intérieur
  • un micro onde en état de marche
  • un survêtement rose de femme
  • une cafetière électrique ou a expresso en état de marche
  • une bouilloire en état de marche
  • des assiettes, bols, cuillères, fourchettes, couteaux
  • une lampe (type liseuse)
  • un banc
  • une étagère ou bibliothèque mural pour livre et DVD
  • une table de salle à manger en bois pour 4 personnes
  • des palettes en bois en bon état dimension 80×120
  • une lustre (type faux cristal)
  • un lot de quatre chaises de salle à manger
  • un toilette (tout compris, cuvette, lunette, réservoir)
  • des étagères en inox (type cuisine pro)
  • un plan de travail en inox (type cuisine pro)
  • un grand frigo hors-service
  • des casseroles, des poêles types inox
  • 2 tables inox de 2m
  • un escabeau 2 m de haut
  • un chariot de cantine industrielle
  • Vieux sac de randonnée
  • un grand bureau style entreprise
  • 4 chaises, de préférence assorties au bureau, en tout cas pas en bois
  • un plateau de cantine
  • une table / chariot / desserte roulante
  • 6 coussins moelleux
  • une télé ou faux écran
  • un grand tissu noir
  • un petit miroir
  • un grimoire
  • un poste radio-cd
  • des tenues de déménageurs
  • un stylo-plume
  • une serviette de toilette avec biais doré
  • une bassine de bain que l’on puisse peindre
  • deux petits fauteuils chic
  • des tasses de thé
  • des verres à whisky
  • un tapis de souris
  • un porte-manteau
  • un étui de calculatrice
  • un sabre
  • des ailes d’anges et cornes de diable
  • des bâches plastiques
  • un lino blanc – environ 30m2
  • un déguisement de lapin pour adulte

XIe Festival

Le Festival du Nouveau Théâtre Populaire est de retour ! Cette année, nous avons décidé d’ouvrir notre répertoire : l’édition 2019 sera consacrée aux auteurs vivants. Pourquoi ? Parce que nous voulons parler du monde d’aujourd’hui. Les auteurs que nous avons choisis ont tous en commun d’avoir le désir de le comprendre, de le raconter – et, pour certains, de le transformer.

De notre monde et de ceux qui l’habitent, nous voulons ainsi montrer la médiocrité la plus ordinaire comme
la violence la plus extrême, mais aussi l’aspiration à l’amour ; nous voulons également nous emparer des enjeux politiques de notre temps, que ce soit frontalement, avec le récit d’un mouvement social populaire, ou par le détour de la légende et du merveilleux. Les six textes se complètent, se répondent, se contredisent : nous revendiquons cette diversité comme une force, et comme une source de plaisir – car l’intelligence collective commence avec le désir de la contradiction.

Dix ans après la première édition du festival, nous continuons d’explorer de nouveaux horizons, et demeurons fidèles à notre ambition initiale : proposer un théâtre qui s’adresse à tous et qui, en racontant des histoires, donne du sens à notre expérience d’être au monde.

L’équipe du NTP

béesse, la sorcière bafouée /
benaïbout

20, 22, 24, 26, 28 août, 11h

 

MISE EN SCÈNE Sophie Guibard
COLLABORATION ARTISTIQUE Pauline Bolcatto
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain
CREATION SONORE Romain Tiriakian

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Baptiste Chabauty, Sophie Guibard, Elsa Grzeszczak, Morgane Nairaud

sYNOPSIS

Béesse, la sorcière bafouée est un poème de science-fiction pour cinq acteurs. C’est l’histoire d’une super-héroïne qui se révèle à elle-même dans une société contemporaine où elle ne s‘épanouit pas.

Une employée moyenne dans une entreprise de mode bas de gamme rêve d’y gravir les échelons mais personne ne la considère, et la directrice, Madame Boutrelle, l’humilie toujours plus. Les samouraïs sont sa passion secrète. Le soir, elle les regarde sur son écran HD. Cela la console, mais ne l’empêche pas de souhaiter une place plus haute, et la considération qu’elle n’a jamais eue. Elle fait un burn-out après avoir travaillé sept jours sans boire ni manger pour prouver son dévouement. Alors qu’elle quitte son corps pour rejoindre peu à peu les enfers, une mystérieuse âme lui propose un marché : un retour d’entre les morts contre un pouvoir illimité – celui d’être possédée par une sorcière bafouée nommée Béesse. Elle accepte le marché. Habitée par un nouveau désir de vengeance, elle devra monter une à une les marches de l’entreprise, et forte de son nouveau pouvoir, se confronter à ceux qui jusqu’ici vivaient pour l’humilier.

pourquoi cette pièce au ntp ?

Jouer Béesse, la sorcière bafouée au NTP, c’est défendre l’idée qu’une contrainte ou un handicap, qu’il soit physique, social, psychologique, peut devenir la plus grande des forces. Les super-pouvoirs qui transforment les protagonistes sont la traduction poétique de cette idée. Mettre en scène ce texte au festival sera l’occasion de chercher un langage poétique nouveau, où se rencontreront la « culture geek » et le théâtre pauvre. Nous chercherons comment représenter les « super-pouvoirs » de nos héros sans autre moyen que les corps. Il s’agira de faire le lien entre le théâtre épique et notre époque, qui aime le surnaturel et les effets spéciaux ; de trouver une nouvelle façon de parler du désir d’immortalité, qui habite le monde virtuel autant qu’il a habité la mythologie. Avec Béesse, le défi sera de produire le plus de magie avec le moins de moyens possibles.

Note de la metteure en Scène

La théâtralité de Béesse sera simple, reposant, comme nous avons déjà su le faire au NTP, sur le jeu de l’acteur, pour la pure jubilation du jeu, de la chorégraphie, de la composition et devra faire place nette à l’imaginaire extrêmement riche qu’offre le texte. Pour montrer le contexte de l’entreprise, des scènes de films de samouraïs et des pouvoirs surnaturels, l’écriture comme la mise en scène seront inspirées des procédés sans âge du théâtre : dispositif frontal, deux hauteurs mais pas plus de décor, et des chansons qui rythment l’ensemble.

L’auteur : Moustafa Benaïbout

Moustafa Benaibout écrit sa première pièce de théâtre, Contre le Monstre de Nosgoth, quand il est élève au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique en 2014. Il y met en scène des super-héros en proie à leurs tourments. En 2016, il écrit Mathilde, un cabaret fantastique relatant l’histoire d’amour d’une elfe des bois et d’un tueur à gages dans les années 50, et en 2018, Angélik, l’histoire d’une extraterrestre qui échoue dans un camp rom en Bulgarie, tandis que les révolutions grondent dans les Balkans. Il accorde dans ses œuvres une grande place à la musique, parfois élément central dans la dramaturgie même. Moustafa Benaïbout a participé, comme comédien, à la 8e édition du festival du Nouveau Théâtre Populaire et a joué dans Richard III et Penthésilée (2016).

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2019

 

robin des bois /
todorov

19, 21, 23, 25, 27 août, 11h

 

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Sacha Todorov
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION Valentin Boraud, Joseph Fourez, Frédéric JessuaSacha Todorov, Charlotte Van Bervesselès

SynopSiS

L’Angleterre, au cœur du Moyen Age. En l’absence du roi Richard Cœur de Lion, le prince Jean prend le pouvoir : très vite, il s’empare de toutes les forêts du pays, interdisant aux pauvres d’y chercher du bois ou du gibier. Dans la forêt de Sherwood, la résistance s’organise… Le baron local, un certain Robin de Nottingham, va devoir choisir son camp !

pourquoi cette pièce au ntp ?

Revisiter la légende de Robin des bois semble s’imposer aujourd’hui ! À l’heure où la concentration des richesses n’a jamais été aussi grande, le héros qui vole aux riches pour donner aux pauvres est d’actualité ; et alors que la privatisation généralisée des terres, des mers et autres ressources s’étend de jour en jour, il est intéressant de se souvenir où tout cela a commencé — c’est le mouvement des « enclosures », la privatisation des forêts, dans l’Angleterre du XIIIesiècle — et comment cela se passait auparavant.

Pour le festival du NTP, cela fait sens de façon plus particulière encore. Cela fait sens par rapport à notre région, Les Pays de la Loire : l’histoire de Robin est une sorte d’histoire locale, que ce soit au XIIIesiècle — l’Anjou faisait alors partie des terres du roi Richard —, ou au XXIe— puisque Fontaine-Guérin est à quelque cent kilomètres de la Z.A.D de Notre-Dame-des-Landes, qui pour toute la région a reposé de façon brûlante les questions qui sont celles de Robin : faut-il se rebeller contre une loi qu’on trouve injuste ? Un autre rapport à la terre que celui du propriétaire est-il possible ? Et au fond, à qui appartiennent les forêts ?

Enfin, Robin des bois est sans doute un des héros les plus populaires auprès des enfants : pour cette raison, il a toute sa place au festival du Nouveau Théâtre Populaire, qui tient à ce que le théâtre s’adresse à tous, et aime par conséquent à offrir aux plus jeunes des relectures des grands mythes.

Note du metteur en scène

Même si les sujets abordés sont sérieux, Robin des bois est une comédie ! De toutes ces questions, nous avons gardé ce qui faisait naître un théâtre vivant, spectaculaire et joyeux. Le spectacle profite pleinement de la situation du NTP — en plein air, au creux d’un jardin — pour jouer avec tout l’espace aux alentours. Et le succès de la révolte est suspendu à la réussite de Robin au tir à l’arc !

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L’auteur : Sacha Todorov

Sacha Todorov est membre de la troupe du Nouveau Théâtre Populaire, formé à l’ENS de Lyon et au Théâtre National de Strasbourg. Metteur en scène, il est également auteur de plusieurs pièces (Le Baby-sitting (2016), Comment Frank a changé ma vie (2017)) et traductions (Dom Juan de Tirso de Molina (2011), Othello de Shakespeare (2018)), notamment pour le NTP (Le Jour de gloire est arrivé avec Léo Cohen-Paperman (2015), la traduction avec Lazare Herson-Macarel d’Œdipe roi de Sophocle (2015) et de La Paix d’Aristophane (2016)). Pour le jeune public, il a coécrit avec Nancy Huston Mascarade (2008) et, avec Elsa Grzeszczak, La Belle et la Bête (2014) et L’Enfant sauvage (2015) pour le NTP.

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

 

Festival 2019

la possibilité d’une île /
houellebecq

19, 25 août, 20h30

 

aussi en tournée des vendanges
les 6, 7, 13, 14, 15 septembre

D’après l’ouvrage intitulé La Possibilité d’une île de Michel Houellebecq
ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE
Léo Cohen-Paperman
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain
ASSISTANT MISE EN SCÈNE (STAGIAIRE) Thibault Delacoste

DISTRIBUTION
Elsa Grzeszczak, Morgane Nairaud, Julien Romelard

>> Spectacle comportant des scènes à caractère sexuel

SYNOPSIS

La Possibilité d’une île, c’est l’histoire d’un comique, Daniel. Dans les années 2010, il devient millionnaire en écrivant des spectacles vulgaires et politiquement incorrects, quelque part entre Dieudonné et Bigard. Un soir, il tombe amoureux d’Isabelle, rédactrice en chef du magazine Lolita. Elle a trente-sept ans, lui trente neuf. Ils se marient puis se retirent dans une immense propriété en Andalousie. Les années passent et leur amour n’y survit pas. Vers la fin de sa vie, Daniel rencontre Esther. Dès les premiers instants de cette rencontre, il comprend qu’il va vivre avec elle un bonheur total et que la perte de ce bonheur va le tuer.

Ces histoires d’amour — comiques et tragiques, sentimentales et cyniques — vous seront racontées par Esther48, la quarante-septième réincarnation d’Esther. Cinq millénaires plus tard, dans un futur où tous les désirs, toutes les peurs, tous les rapports humains sont abolis, comment comprendre ? Comment comprendre les joies de l’amour ? Comment comprendre la peur de la mort ? Comment comprendre ce que fut la vie des hommes ? Esther48 vous guidera dans ces tristes lieux afin que vous puissiez, à votre tour, témoigner de l’horreur humaine.

pourquoi adapter ce roman au ntp ?

Parce que Houellebecq est un auteur contemporain et populaire. Parce que ce roman est absolument théâtral. Parce que la langue est à la fois triviale et lyrique. Parce que ça parle du déclin de la chair. Parce que ça parle de l’impasse du désir (comme de l’absence de désir). Parce que ça parle d’un acteur. Parce qu’à ma connaissance, aucun autre auteur vivant ne raconte aussi bien de la misère de l’homme moderne. Parce que les (rôles de) femmes sont incroyables. Parce que c’est espérant comme Auguste Comte. Parce que c’est compassionnel comme Schopenhauer. Parce que c’est très métaphysique. Parce que c’est très drôle.

note du metteur en Scène

Je veux centrer l’adaptation autour des problématiques du couple dans la société contemporaine, où le corps est sommé de rester éternellement désirable, jeune. C’est pour cela que le spectacle racontera, pour l’essentiel, les amours de Daniel et d’Isabelle. J’imagine un dispositif très simple : le public entoure une table où une femme et un homme se font face, mangent et disent les mots de Michel Houellebecq. Dans mon rêve, le spectacle ressemble à un dialogue sur l’amour et le temps. Ce sera très convivial, entre le one-man-show et le dîner entre amis.

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L’auteur : Michel Houellebecq

Michel Houellebecq né Michel Thomas le 26 février 1956 (ou 1958) à Saint-Pierre (La Réunion), est un écrivain, poète et essayiste français.
Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d’un large public. Ce dernier roman, et son livre suivant Plateforme, sont considérés comme précurseurs dans la littérature française, notamment pour leur description de la misère affective et sexuelle de l’homme occidental dans les années 1990 et 2000.

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2019

les possibilités /
barker

22, 28 août, 20h30

aussi en tournée des battages
les 26, 27 juillet, 2, 3, 9, 10 août

 

 

TRADUCTION Sarah Hirschmuller et Sinéad Rushe
MISE EN SCÈNE
 Antoine Philippot
COLLABORATION ARTISTIQUE Léo Cohen-Paperman
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Hélène Bressiant, Julien Campani, Céline Chéenne, Emilien Diard-Detœuf, Sophie Guibard

sYNOPSIS

Les Possibilités, ce sont sept scènes indépendantes les unes des autres, du moins en apparence. Ce qu’elles ont en commun c’est la guerre, le danger et une sensation d’oppression proche de l’étouffement.

La brutalité y est omniprésente avec des assassinats, des viols, des mutilations, des tortures… Ces sept chapitres d’une même histoire (L’extase du tisserand à la découverte de la nouvelle couleur, Embrasse mes mains, Les conséquences inattendues d’un acte patriotique…) construisent un monde d’une violence insoutenable, car avant tout morale.

pourquoi cette pièce au ntp ?

On s’est habitué aux images de guerre et à leur inhumanité, mais Barker ici atteint un degré bien différent de cruauté. Il rend visible les pires conflits moraux possibles. Il peint des situations où chaque décision est mauvaise. Il rentre dans nos têtes, là où, d’habitude et facilement, on juge. Il fait vaciller tout ce à quoi on se raccroche et qui est censé faire tenir notre monde debout. En ce sens, c’est un théâtre de la catastrophe.

note du metteur en Scène

Aujourd’hui, le spectacle que j’imagine serait comme une cérémonie religieuse, un grand rituel simple et épuré. Cinq acteurs et rien d’autre. J’aimerais rendre cette violence dramatique la plus imaginaire possible, la plus mentale, pour cela il n’y aurait aucun accessoire, rien pour représenter les poignards, les blessures, les morts, le sang des morts qui coule, où les sacs remplis de têtes de morts…

On se contenterait de dire les didascalies et de mimer. Le mime serait la façon la plus efficace pour obliger le spectateur à participer, à compléter par son imaginaire le tableau qu’on lui présente. Je crois que là se trouvera la plus grande violence et la plus grande pudeur. Rendre la chose mentale, rien de didactique, rien pour «faire passer la pilule», juste l’espoir que la lumière se rallume vite à la fin, pour que tout ça reste du théâtre.

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L’auteur : Howard Barker

Dramaturge, poète, essayiste, peintre, auteur de textes pour la télévision, la radio et le cinéma, Howard Barker, né en 1946 en Angleterre, a produit plus de soixante-dix œuvres.

A la tête d’une compagnie, il est aussi le metteur en scène de ses propres pièces. Excès, parodie, clins d’œil au patrimoine culturel (notamment à Shakespeare et à Brecht), refus du réalisme constamment empêché (par une composition en fragments ou par une multiplication des points de vue), tous ces traits font basculer l’œuvre de Barker du côté du grotesque. Mais ce grotesque est le seul nom que peut prendre aujourd’hui le tragique, car si Barker désigne son œuvre du nom de « théâtre de la catastrophe », c’est bien qu’il se place au moment où le pathos et la participation émotionnelle sont inopérants devant l’état du monde après Auschwitz. L’issue de secours est de sublimer le tragique par une sorte d’ironie noire et dérangeante : Barker ne transmet aucun message, sinon celui de la mise en crise conjointe de l’éthique et de l’esthétique.

 


Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2019

des châteaux qui brûlent / bertina

18, 21, 24, 27, 30 août, 20h30

 

Rencontre avec Arno Bertina 

24 août, 18h

 

D’après le roman Des châteaux qui brûlent d’Arno Bertina (Éditions Gallimard)
ADAPTATION
Julien Campani et Arno Bertina
MISE EN SCÈNE
 Julien Campani
COLLABORATION ARTISTIQUE Sacha Todorov
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Hélène BressiantBaptiste Chabauty, Céline Chéenne, Emilien Diard-Detœuf, Clovis Fouin, Joseph Fourez, Sophie GuibardFrédéric Jessua, Antoine Philippot, Sacha Todorov, Charlotte Van Bervesselès

 

 

SynopSiS

La scène est en France, à l’Ouest, aux alentours de 2015. C’est une fiction : les salariés d’un abattoir de volailles placé en liquidation judiciaire séquestrent pendant plusieurs jours le Secrétaire d’Etat à l’Industrie, Pascal Montville (socialiste et partisan de la décroissance).

Arno Bertina et moi allons démonter son roman, Des châteaux qui brûlent, et bricoler une pièce pour treize acteurs – pour chacun d’entre eux, et pour notre plateau.

pourquoi cette pièce au ntp ?

Pour questionner poétiquement le Politique – de manière intime et globale.

Intime, parce que l’œuvre raconte les heurts et bonheurs d’une assemblée sans chef : celle qui s’invente au sein de l’abattoir une fois le ministre séquestré. C’est l’occasion pour le NTP de jouer avec ses idéaux de démocratie directe et d’art populaire, d’en débattre, et de sortir de soi – une troupe de théâtre c’est pas comme une usine.

Globale, parce que le pays – le monde – entier est secoué par les violences sociale, politique, financière. Poser la question de ces violences sur un plateau de théâtre, c’est, d’abord, l’occasion de sortir de la temporalité de l’actualité pour se plonger dans celle du présent. C’est prendre le temps de voir, et d’entendre. Autre vitesse, autre lenteur. Les acteurs sont là pour ça. Incarner des femmes et des hommes dans toutes leurs contradictions. Faire chanter les voix que l’Histoire n’entend pas. Aimer la colère ; celle de l’Autre comme la sienne. Croire à l’intelligence collective. Laisser agir ou surgir nos métamorphoses.

Et mettre en scène un homme d’Etat pour lui faire partager la vie d’une insurrection populaire, c’est aussi, au sein de l’étrange espace démocratique qu’est le théâtre, prendre le temps d’incarner des questions qu’un bulletin de vote ou une chaîne d’information ne sauraient faire résonner durablement – ni même, si j’ose dire (mais voilà, c’est tout l’enjeu) : joyeusement.

note du metteur en Scène

Le théâtre est là pour nous mettre en grande santé. Celle qui, comme le dit Nietzsche, « intègre la maladie ».

On donnera à voir et à sentir des êtres régénérés par un conflit politique. Comment la peur (qui paralyse) devient du trac (qui mobilise). Comment on passe de la réaction à l’action, pour le pire et le meilleur ? C’est ça qu’on racontera. En représentant une pensée collective en acte.

La parole sera le cœur du spectacle. Parler, écouter et voir comment chaque solitude peut se libérer en en rencontrant une autre ; comment les différences peuvent ne pas se dissoudre dans une pensée unique mais au contraire, comment ça crée du mouvement, parfois, le simple fait d’être ensemble et de dialoguer enfin, dans la durée.

Parler – jusqu’au chant. On ne cherchera jamais un ordre didactique mais un chaos poétique qui donnerait à entendre une musique commune, une sorte de basse continue sur laquelle chacun pourrait accoucher d’une mélodie.

L’abattoir sera notre théâtre du monde. Les lames, le sang, les poulets. « Spectateurs, soyez les bienvenus dans le corps de Dionysos.»

Il y aura une poule, il y aura Don Quichotte (le vrai), il y aura des discours et des dialogues de couloirs, il y aura de la musique et il y aura de la danse.

Pour une tragédie chorale en route vers le carnaval. Parce que retirer sa blouse d’abattoir ou sa cravate de ministre c’est enfiler un autre costume : celui de son propre corps, déplacé, bouleversé, étonnant – ce corps qu’on n’attendait pas, qu’on n’attendait plus – pour le pire ou pour le meilleur.

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L’auteur : Arno Bertina

Né en 1975, il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages. « Les romans et récits d’Arno Bertina mettent en jeu l’identité des formes et des êtres, interrogeant, à travers leurs métamorphoses, la labilité des signes, la dualité des origines et le nécessaire déchirement du sujet au contact du monde. Qu’il soit porteur des séquelles de l’Histoire ou des possibles d’un présent facétieux, le personnage au centre de ces narrations dit son désir de liberté d’une voix empêchée, dédoublée ou encore chahutée par des discours autres. » (Arno Bertina, Classiques Garnier).

Il a écrit deux textes pour le théâtre : La Relève des dieux par les pitres (par Agnès Sourdillon, Avignon Sujets à vif 2009), et Le Dernier Cash (par Julien Campani, Maison de la Poésie 2016 et tournée).

Des châteaux qui brûlent est publié chez Verticales (Gallimard) en août 2017.

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2019

les enivrés /
viripaev

17, 20, 23, 26, 29 août, 20h30

 

TRADUCTION Tania Moguilevskaia et Gilles Morel (Edition Les Solitaires Intempestifs)
MISE EN SCÈNE Julien Romelard
COLLABORATION ARTISTIQUE Joseph Fourez
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Hélène BressiantBaptiste Chabauty, Céline Chéenne, Léo Cohen-Paperman, Emilien Diard-Detœuf, Clovis Fouin, Elsa Grzeszczak, Frédéric Jessua, Morgane Nairaud, Antoine Philippot, Sacha Todorov, Charlotte Van Bervesselès

 
SynopSiS

Les Enivrés raconte, entre comédie et tragédie, la rencontre de quatorze personnages « ivres jusqu’au cul » qui découvrent et s’avouent, dans un état pitoyable et ridicule, des vérités extrêmes et magnifique.

Ces héros de notre époque (manager, mannequin, banquier, directeur de festival…) chutent dans la boue, renversent des tables, essayent d’entendre le chuchotement du Seigneur, trompent leur conjoint, fêtent leur mariage, s’endorment habillés dans une baignoire, dansent pour réussir à se tenir debout, cherchent désespérément de la viande dans le frigo d’un restaurant végétarien, répètent des phrases tiré d’un film, croient qu’ils peuvent marcher sur l’eau, fêtent l’anniversaire d’une mère morte qui ne supportait pas l’alcool (cette même mère tué par son chat), se marient devant un abribus, pleurent, rient, boivent… essayent désespérément de se tenir debout… A quoi tout cela sert-il ? Cela a t-il du sens ? Ils cherchent désespérément une vérité, leur vérité. Ils cherchent à tenir debout dans ce monde. Il n’y a pas d’intrigue principale, pas d’histoire. C’est un lot de rencontre. Des démons qui se confrontent, s’aiment.

C’est drôle, c’est profond, c’est ludique, c’est violent, c’est tourné, surtout, vers l’amour.

pourquoi cette pièce au ntp ?

Mettre en scène ce texte à Fontaine-Guérin, avec cette troupe, m’apparaît comme une évidence. Nous avons peu eu l’occasion de présenter des textes aussi actuels. Mais même si la parole et l’action sont extrêmement contemporaines, ce sont des personnages et des situations proche d’une tragédie antique. Le thème est populaire, facile d’accès. Non intellectuel. Viscéral. Jouer Les Enivrés en plein-air sera aussi une esthétique choisit : le mariage de la terre avec un décor plus réaliste, l’affrontement esthétique d’un intérieur sous un ciel ouvert, l’apparent cloisonnement des scènes avec l’ouverture visuelle de l’espace.

intentionS de miSe en Scène

Il existe un état où tout s’éveille à l’intérieur de nous, chaque cellule de notre organisme. Où nous sommes réunis, réconciliés avec le monde et notre prochain. Le « moi » s’efface et, dans un complet oubli de soi, tout nous apparaît pleinement. Cet état d’ivresse ne maquille pas le monde, ne nous évade pas du réel mais le transfigure et fait apparaître ce qui est la vérité méconnue.

« Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ». (Baudelaire)

Pour donner à ressentir la vie ardente de ces exaltés dionysiaques, je rêve d’un art qui serait la jonction entre performance, théâtre, concert et spectacle de rue. Une forme qui surprenne le spectateur et le mette dans un état d’inconfort. Une forme qui accentue l’expérience commune entre spectateur et acteur. Où nous ne venons pas pour consommer tranquillement assis sur son fauteuil, pour regarder un tableau vivant, mais où l’on vient vivre et partager dans le corps. Cela fait donc peur car c’est un engagement aussi que je souhaite de la part du public. Comme quand nous allons à un concert, ou en boite de nuit pour danser…

Je travaillerai donc à plusieurs espaces scéniques disséminés dans le jardin. Des zones, chacune différentes, réinterrogeant le regard et la place du spectateur (frontal, bi-frontal, au milieu des spectateurs…) afin de faire entendre de manière viscérale toute la beauté et la férocité de ce texte.

L’enivrement devient le seul moyen de tenir debout dans un temps sans idéal.

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L’auteur : ivan viripaev

Auteur, réalisateur, comédien et metteur en scène, Ivan Viripaev est né à Irkoutsk (Sibérie) en 1974. Il est l’un des dramaturges russes les plus marquants de sa génération.

Il commence à travailler comme comédien, mais c’est en 2000, avec son premier texte, Les Rêves qu’il apparaît pour la première fois à Moscou, dans un festival de théâtre documentaire.

Il participe à la fondation du « Teatr.doc », où sont créées ses deux pièces Oxygène (2003) et Genèse n°2 (2004). Il met en scène ses textes : Juillet (2009), Danse Delhi (2010), Comedia (2010), Illusions (2011), Ovni (2012)…

Insoutenablement longues étreintes (2014), et Solar line (2015), sont ses derniers textes en date. Ivan Viripaev est traduit et joué dans le monde entier.

 

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2019