Festival 2013

Poème

Le 17 août : Ali Baba et les Quarante Voleurs
Le 19 août : Sindbad le Marin
Le 21 août : Hassan le Cordier
Le 23 août : L’histoire du Vase d’olives

Lectures du matin organisées par tous les membres de la troupe.

​de Victor Hugo

Mise en scène de Sacha Todorov
Assistanat à la mise en scène : Julien Romelard
Régie : Julien Campani

Les 14, 17, 20, et 23 août à 20h30
Durée : 2h05

Avec :
– Valentin Boraud : un alguazil, un huissier, Camporeal, une duègne
– Baptiste Chabauty : Santa-Cruz, Montazgo, un muet, un alguazil
– Emilien Diard-Detœuf  : Don Salluste.
– Clovis Fouin : del Basto, duchesse d’Albuquerque, don Arias, un serviteur
– Joseph Fourez : Ruy Blas
– Elsa Grzeszczak : une lavandière, Covadenga, un alcade
– Sophie Guibard : d’Albe, Casilda, Priego, un page, un alguazil
– Lazare Herson-Macarel : Don César de Bazan
– Morgane Nairaud : Doña Maria
– Antoine Philippot : Gudiel, Guritan, Ubilla

​Un Grand d’Espagne veut déshonorer la reine en la faisant tomber amoureuse de son valet : dans ce but, il offre à celui-ci l’identité d’un noble, et le transforme en ministre. Il sait que ce laquais est amoureux de la reine ; mais il ne sait pas quel ministre il vient de créer…
​Une analyse politique impitoyable. Un plongeon vertigineux dans les gouffres de l’identité. Et Hugo donne à entendre ici ses plus beaux vers d’amour.

 

RuyBlas-page
crédit photo : Julien Boraud

de Maurice Maeterlinck

Mise en scène de Clovis Fouin

Les 13, 16, 19, 22 et 25 août à 20h30.
Durée : 1h40

Avec:
– Pauline Bolcatto : Geneviève
– Julien Campani : Golaud
– Baptiste Chabauty : Docteur
– Louis Delaunay : Yniold
– Antoine Philippot : Arkël
– Julien Romelard : Pelléas
– Claire Sermonne : Mélisande

Le vieux souverain Arkël destine à Golaud, l’aîné de ses petits-fils, une princesse d’un royaume voisin. Mais Golaud, au cours d’une partie de chasse, découvre Mélisande : une jeune femme abandonnée, dénudée et envoûtante. Il s’éprend d’elle, la ramène au château et l’épouse ; cependant, son frère cadet Pelléas tombe lui aussi éperdument amoureux de la jeune étrangère.

IMG_0438m

Pelléas et Mélisande est une légende atemporelle, à la fois conte pour enfants et drame cruel. Il est ici question de l’amour, cet amour violent qui déracine, brutalise et ne s’apaise qu’avec la mort ; mais c’est bien cet amour-là qui nous fait parler aux étoiles.

crédit photo : Florence Fouin-Jonas

de William Shakespeare

Mise en scène de Frédéric Jessua

Les 2, 3, 15, 17, 18, 24 et 25 août à 16h
Durée : 1h00

Le spectacle se jouera « hors les murs » : Mazé, Baugé, Charcé Saint Ellier, Saint Rémy la Varenne, Brion et Beaufort en Vallée ! (Pour plus de précisions, c’est par ici !)

Avec :
– Elsa Grzeszczak : Emilia
– Lazare Herson-Macarel : Othello
– Claire Sermonne : Desdémone
– Valentin Boraud : Lago

Othello, le Maure, vient de vaincre les turcs pour le compte du Doge de Venise. Il se rend maintenant à Chypre pour prendre ses nouvelles fonctions de gouverneur et retrouver Desdemone qu’il vient d’épouser. Iago, fidèle second d’Othello, rongé par la déception de ne pas avoir été promu officier, décide de détruire le couple…
Une œuvre tragique, mature, intime, sur les apparences et l’honnêteté, ou, ce qui revient au même chez Shakespeare, sur les tréfonds et la méchanceté.

Othello-page

Othello, pièce inspirée d’une nouvelle italienne du début du XVIème siècle, est probablement jouée pour la première fois en 1604 un peu après Hamlet et juste avant Le Roi Lear. Cette version courte interprétée par 5 acteurs du NTP sera conçue pour investir les lieux atypiques qui nous accueillent cette année dans toute la région de Fontaine-Guérin.

La guerre contre les turcs est gagnée, Othello vient de se marier à Desdemone, tout peut commencer…

Vent, noirceur, chaleur, humour, encens et flammes…

de Bertolt Brecht

L’Arche est l’agent théâtral de Bertolt Brecht
Traduction de Georges Proser

Mise en scène et scénographie : Emilien Diard-Detoeuf
Collaboration artistique : Antoine Philippot
Composition et répétitions musicales : Antoine Philippot et Sacha Todorov

les 13, 16, 19 et 22 août à 20h30.
Durée : 1h40

Avec:
– Pauline Bolcatto : Le Brigadier, La femme de chambre, une invitée de l’enterrement, Ludovica
– Valentin Boraud : L’aide de camp, un musicien, le deuxième homme, Youssoup, un homme d’armes
– Baptiste Chabauty : Un mendiant, Simon Chachava, un musicien, le premier homme, le fugitif (le Grand Duc)
– Augustin et Jules Delaunay : Michel Abaschvili, le grand garçon (Augustin)
– Emilien Diard-Detoeuf : Un vieil homme
– Joseph Fourez : Un homme d’armes, la cuisinière, Laurenti, un autre homme d’armes
– Elsa Grzeszczak : Le prince obèse Kazbeki (frère du Gouverneur), une voyageuse, une paysanne, Aniko (la belle-sœur), une invitée de l’enterrement, un homme d’armes
– Sophie Guibard : Groucha Vachnadzé, la mère Géorgie
– Lazare Herson-Macarel : Un mendiant, la gouvernante, l’hôtelier, un invité de l’enterrement, Bizergan Kazbeki (neveu du Prince obèse), un homme d’armes, le deuxième avocat
– Frédéric Jessua : Un mendiant, le laitier, Azdak
– Morgane Nairaud : Natella Abaschvili (la femme du Gouverneur), une voyageuse, une marchande, la belle-mère
– Antoine Philippot : Le Chanteur
– Julien Romelard : Un mendiant, le valet d’écurie, Tête de Bois, un invité de l’enterrement, Chauva
– Sacha Todorov : Le Gouverneur Abaschvili, un musicien, le moine, le premier avocat

Le monde a changé, les inquiétudes demeurent. L’époque de Brecht a rêvé un communisme que notre époque a enterré. Mais l’amour de l’autre est encore aux prises avec l’individualisme. L’égoïsme côtoie toujours la bonté. La sollicitude marche toujours dans les pas de la cruauté.

Le Cercle 1

Le Cercle est l’expérience d’une femme traversant un pays où partout elle est une étrangère ; la pièce raconte sa lutte pour survivre à la chasse lancée contre elle et l’accueil que lui réservent ceux qu’elle rencontrent. Chacun sur sa route a son intérêt à défendre, légitime et sensé, impossible à laisser tomber. « Où sont les vrais gens ? ». Ils existent, mais en petit nombre. Azdak, Simon…La résistance est l’étoile poursuivie par tous et servie par quelques-uns, irréductibles.

« Comment fait-on du Brecht ? » est une mauvaise question. Il faut se demander « que dit-on avec du Brecht ? ». Lui qui recyclait les antiques pour les rendre moins éternels et un peu plus actuels, faudrait-il maintenant le célébrer dans des mises en scène solennelles ? Ne nous a-t-il pas appris à nous emparer de ce que le passé nous a transmis ? N’est-ce pas en leur offrant une vie nouvelle plutôt qu’une vie au musée que les monuments perdurent ? Voilà notre charge, à nous jeunes artistes dramatiques, la seule qui vaille : ne faire avec Brecht que du théâtre. Tout comme nous le faisons avec Shakespeare, Feydeau, Hugo, Molière, etc. Y mettre la vie telle que notre époque nous la fait vivre. Concilier l’impératif de respecter l’œuvre du maître et l’exigence urgente de parler de notre époque, tel est notre sacerdoce. Notre recherche parfois douloureuse d’équilibre, notre insatisfaction joyeuse, notre paradoxe permanent.
Je voudrais parler de notre quête utopique, née d’une lassitude. Je voudrais parler d’une génération, la mienne, qui se défie de la politique mais qui ne rêve que d’engagement ; je voudrais parler de notre attention toujours plus scrupuleuse à la marche générale du monde et de l’inconsolable nécessité de nous en extraire.
Je voudrais parler de nos contradictions. Emilien Diard-Detoeuf

Le Cercle 4

d’après Ovide

Mise en scène de Pauline Bolcatto

Les 16, 18, 20, 22 et 24 août à 11h
Durée : 55mn

Avec:
– Julien Campani : les prétendants d’Atalante, Hyménée (dieu du mariage), le roi Midas
– Joseph Fourez : Vénus (déesse de l’amour), Orphée, Dionysos (dieu de la vigne et du théâtre), Tmolus (montagne)
– Sophie Guibard : Atalante, Pluton (dieu des enfers), Pan (divinité de la Nature)
– Claire Sermonne : Oracle, Hippomène, Eurydice, Silène (satyre, père adoptif et précepteur de Dionysos), le Valet préféré du roi Midas, Apollon (dieu de la musique et de la poésie)

​Les amours d’Eurydice et Orphée, le poète qui fait marcher les arbres et parler les animaux… La course d’Atalante, la fille la plus rapide du monde… Les oreilles d’âne du roi Midas, qui change tout ce qu’il touche en or…

​Source de nos cultures, échos de tous les temps et de tous les âges, Les Métamorphoses du poète latin Ovide raconte l’histoire du monde à travers celles de personnages légendaires confrontés à l’intervention magique des dieux. Femmes, hommes, éléments et choses sont transformés en animal, en monstre, en montagne, en or ou en souvenir !…
Et se métamorphoser, n’est-ce pas ce que nous appelons tous « grandir », quand nous découvrons, pas à pas, les multiples et surprenantes facettes de notre identité ? Nous avons choisi le théâtre – notre moyen de transport favori – pour aller réveiller trois de ces histoires merveilleuses… Petits et grands, vous êtes les bienvenus à bord !