Festival 2018

la duchesse de langeais /
balzac

tous les soirs, dès 19h30

apÉro-spectacle / entrÉe libre
cantine de martine en haut de la prairie

 

ADAPTATION Pauline Bolcatto et Sophie Guibard
MISE EN SCÈNE
 Pauline Bolcatto

COLLABORATION MUSICALE ET PIANO Sacha Todorov
CAMÉRA ET SON  Claire Sermonne, Paul Antony Mille et Arnaud Marten
COSTUMES Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

 

distribution

Baptiste Chabauty : Montriveau
Morgane Nairaud : La duchesse de Langeais
Joseph Fourez : Ronquerolle
Fredéric Jessua : Balzac
Elsa Grzeszczak : Louise de Bargeton
Et tous les comédiens de la troupe

Attention ! La Duchesse de Langeais a lieu tous les soirs,
dès 19h30, avant le spectacle du soir.

« Très Cher,
Nous ferez-vous l’honneur de venir pique-niquer avant le spectacle ?
L’auteur sera au jardin, avec la foule de la Comédie humaine et de quoi faire
bonne chère.
Nous allons convoquer quelques cuisiniers pour l’occasion, lire des poèmes,

chanter, profiter comme il se doit du grand air, et laisser place à quelques dé-
bordements pour qui voudra les voir. Les soirs où se perdront nos Illusions, il

y aura de l’Amour. Nous réunirons, le soir suivant, la faune mondaine pour
en observer les Splendeurs et les Misères. Et quand tout ne sera plus que Peau
de chagrin, il restera nos plus beaux fantômes. Venez, voyez, entendez ce que
vous voudrez, je vous espère et vous attends.
Je resterai toujours vôtre, Antoinette de Langeais »

pauline bolcatto

 

la peau de chagrin /
balzac

20, 23, 26, 29 août, 20h30

aussi en tournée des battages 27 juillet-11 août
et en tournée des vendanges 7-16 septembre

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Antoine Philippot
COLLABORATION ARTISTIQUE Christophe Rouger et Pierre Lebon

COSTUMES Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

distribution

Clovis Fouin : La Peau, Emile, Jonathas, un canard, Planchette, un médecin, un curiste, Le Jeune Homme
Elsa Grzeszczak : La Peau, Euphrasie, Rastignac, Le Notaire, Porriquet, Le Jardinier, Lavrille, un médecin, un curiste
Julien Romelard : Raphaël
Claire Sermonne : La Peau, Pauline, un canard, Spieghalter

 

Un antiquaire offre au jeune Raphaël un mystérieux morceau de cuir : cette peau, lui dit-il, exauce les vœux de son propriétaire, mais rétrécit un peu à chaque fois.
Sans trop y croire, Raphaël l’accepte…
Quand Balzac publie La Peau de chagrin, il n’est pas encore l’auteur de La Comédie humaine : pour l’instant, pour lui, pas grand-chose n’a marché.
Ici il ne cherche pas à donner le sens de la vie, mais à en prendre la mesure. Quelle quantité de vie a-t-on ? Et si nous le savions, qu’en ferions-nous ? Sur scène, quatre acteurs vous préparent une danse macabre, un feu de joie, un inquiétant banquet où cette peau de chagrin réduira sans rien perdre de son goût.

 

splendeurs et misères des courtisanes /
balzac

19, 22, 25, 28, 31 août, 20h30

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Lazare Herson-Macarel
COLLABORATION ARTISTIQUE Morgane Nairaud

COSTUMES Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

distribution
Valentin Boraud : Lucien de Rubempré
Pauline Bolcatto : Mme de Mortsauf / Europe / Eve Séchard
Julien Campani : Lousteau / Corentin
Philippe Canales : Carlos Herrera / Jacques Collin
Baptiste Chabauty : Du Tillet / David Séchard / Camusot
Thomas Chrétien : Georges / Groom / Etienne
Léo Cohen-Paperman : M. de Sérizy / M. le Maire
Emilien Diard-Detœuf : Rastignac / Duc de Grandlieu
Clovis Fouin : Baron de Nucingen
Joseph Fourez : Vernou / Paccard / Duchesse de Grandlieu / Les libraires / Lebrun
Elsa Grzeszczak : Delphine de Nucingen / Clotilde de Grandlieu / Mme de Bargeton
Sophie Guibard : Asie
Lazare Herson-Macarel : Nathan
Frédéric Jessua : Balzac
Morgane Nairaud : Mme de Sérizy / Lydie
Antoine Philippot : Du Châtelet / Peyrade / Chanteur d’opéra
Julien Romelard : Bixiou / Derville / Commissaire de police / D’Arthez
Claire Sermonne : Esther
Sacha Todorov : De Marsay / Gault / Camusot Père

 

Avec Splendeurs et misères des courtisanes, la suite directe des Illusions perdues, Balzac nous entraîne dans un roman d’aventures haletant et féroce. Lucien a été sauvé par Carlos Herrera, ancien forçat déguisé en prêtre espagnol. Notre poète est amoureux d’Esther, sublime courtisane assoiffée de pardon et d’amour. Mais Nucingen, richissime banquier d’affaires, rencontre Esther à son tour, et cherche à la conquérir par tous les moyens…
Le Paris d’avant la révolution de 1830 devient une jungle où les personnages de La Comédie humaine se livrent une lutte sans merci. Mais regardons d’un peu plus près : ce monde traversé de forces contraires, ce monde de splendeurs et de misères, n’est-ce pas aussi le nôtre ?

illusions perdues /
balzac

18, 21, 24, 27, 30 août, 20h30

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Léo Cohen-Paperman
ADAPTATION ET COLLABORATION ARTISTIQUE Julien Campani

COSTUMES Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

distribution

Pauline Bolcatto : Eve Chardon puis Séchard / Horace Bianchon
Valentin Boraud : Lucien Chardon, dit de Rubempré
Philippe Canales :  Vautrin, dit Carlos Herrera
Julien Campani : Etienne Lousteau
Baptiste Chabauty : David Séchard / Michel Chrestien
Emilien Diard-Detoeuf : Emile Blondet
Clovis Fouin : Andoche Finot
Joseph Fourez : Les Éditeurs (L’Éditeur, Doguereau, et Dauriat)
Elsa Grzeszczak : Louise de Bargeton
Lazare Herson-Macarel : Raoul Nathan
Frédéric Jessua : Honoré de Balzac
Morgane Nairaud : Coralie / Florine
Antoine Philippot : Baron Sixte du Châtelet
Julien Romelard : Daniel d’Arthez
Claire Sermonne : La Marquise d’Espard
Sacha Todorov : Matifat / Camusot

Illusions perdues raconte l’histoire d’un jeune homme de province, Lucien de Rubempré. Jeune poète plein d’espérance, il monte à Paris pour trouver la fortune et le succès… Mais le chemin est long. Découragé par ses premiers échecs, Lucien succombe aux sirènes du journalisme. Son ascension sociale se fait alors le miroir de sa chute morale : rapide et implacable. Et le pire est encore à venir.

Dans Illusions Perdues, Balzac parle d’une société qui, après les défaites de l’Empire, a abandonné tout rêve collectif. Une société qui se réfugie dans l’individualisme pour jouir de tout : de l’argent, de la politique, du théâtre, de la littérature, de la chair.

C’est cette société de jouisseurs, avec ses gagnants et ses perdants, que nous déploierons devant vous, comme un grand bestiaire humain.

 

Grandes espérances / Dickens

21, 23, 25, 27, 29 août, 11h

à partir de 7 ans

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Philippe Canales
COLLABORATION DRAMATURGIQUE Sophie Guibard
COLLABORATION MUSICALE Baptiste Chabauty

COSTUMES Manon Naudet
COLLABORATION À LA CONFECTION D’ACCESSOIRES Louise Daligault
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

distribution
Baptiste Chabauty : Abel Magwitch / un domestique / le spectre
Sophie Guibard : Miss Havisham
Lazare Herson-Macarel : Pip 
Et un groupe d’élèves du cycle 3 du Conservatoire d’Angers :

Eva Bernier : Estella
Clara Chauvin : Ruth / un domestique
Valentine Derinck : Officier / un domestique / le juge
Louise Daligault : Herbert / un domestique
Matéo Droillard : Jaggers / un domestique
Natacha Mazé : Officier / un domestique / Hamlet
Simon Lauretti : Officier / oncle Pumblechook / un domestique
Nicolas Roux : Joe / un domestique

 

Pip a huit ans. Il tombe fou amoureux de la jeune Estella au coeur de pierre. Pour la conquérir, il fait le voeu de devenir un grand homme. Empruntant au roman d’aventures et au conte fantastique, Grandes Espérances raconte l’incroyable ascension de ce jeune orphelin, apprenti forgeron. Mais pour changer de vie, doit-on oublier ce qu’on a été ?
L’oeuvre de Dickens traverse les mêmes questionnements que celle de Balzac, son contemporain outre-Manche.
Il y ajoute son humour anglais et sa poésie mélancolique. En une heure de théâtre, chant, et musique, nous raconterons les dix ans de cette quête initiatique.
À l’occasion de ce spectacle choral, les jeunes acteurs du Conservatoire d’Angers rejoignent la troupe du Nouveau Théâtre Populaire !
Petits et grands, ladies and gentlemen, en route pour Londres ! London, là où les rêves se réalisent…

Honoré, vie balzacienne

20, 22, 24, 26, 28 août, 11h

à partir de 10 ans

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Emilien Diard-Detœuf
COLLABORATION ARTISTIQUE Léo Cohen-Paperman

COSTUMES Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

distribution
Frédéric Jessua : Honoré de Balzac
Pauline Bolcatto : La mère,  Madame de Berny, Eva de Hanska
Sacha Todorov : Le Conférencier
Julien Campani : Fortune

 

Honoré de Balzac paraît un personnage sorti de ses propres romans. Il en a tous les caractères et il connaît toutes leurs turpitudes, comme s’il obéissait dès le départ à la loi de l’oeuvre qu’il allait mettre une vie à écrire.
Alors raconter la vie de Balzac, c’est comme sauter à pieds joints dans ses livres. Comment, pour survivre, il écrit jusqu’à 30 ans des centaines de mauvais romans sans les signer. Comment, pour un seul livre, on lui ouvre les portes de Paris. Et comment, pour raconter toutes les vies, il finit par y laisser la sienne. Documentaire sur la vie du maître, enquête sur le génie créateur et prologue à notre dixième édition, Honoré, vie balzacienne met en scène un Balzac de tragicomédie face à ses trois démons, l’Amour, l’Argent et l’OEuvre, pour éclairer au soleil de midi le mystère de l’homme qui a mis le monde dans une bougie de minuit.

Chers spectateurs,

Depuis la première édition du festival du Nouveau Théâtre Populaire en 2009, la troupe tient à ce que le prix des places soit de 5€. Ce tarif est au cœur de notre ambition politique : que le théâtre soit accessible à tous les porte-monnaie, qu’il soit un plaisir qu’on peut partager en famille, qu’on puisse y venir tous les soirs si on le souhaite, telle est l’utopie que nous avons envie de défendre avec vous à Fontaine-Guérin.

Cependant, malgré votre fidélité, ce tarif ne nous permet pas de couvrir les frais du festival ; ces frais, bien que la troupe se salarie au minimum syndical, sont importants, et vont au fil des ans en grossissant (élargissement de la troupe, amélioration des conditions d’accueil, augmentation du coût de la vie). Nous recevons des subventions publiques, mais elles ne sont pas suffisantes — et certaines, pour être octroyées, nécessitent que nous augmentions nos recettes.

C’est pourquoi nous avons dû trouver de nouvelles sources de financement. Après nous être ouverts au mécénat d’entreprise et aux dons de particuliers, l’augmentation du prix des places a paru inéluctable ; mais nous ne voulions pas renoncer à notre tarif « populaire ». Nous avons donc décidé de mettre en place une grille tarifaire spéciale :

– pour tous ceux qui le souhaitent, la place reste à 5€ ;

– pour tous ceux qui le souhaitent, la place peut maintenant être à 10 ou 15€.

Cette solution nous a paru la meilleure pour concilier notre besoin d’augmenter les recettes du festival avec notre désir de continuer à offrir un tarif accessible à tous. Nous espérons qu’elle vous conviendra aussi !

Merci, encore et toujours pour votre présence. Nous vous souhaitons un bon festival !

La troupe du Nouveau Théâtre Populaire

En 2018, après 37 créations, et près de 47.000 spectateurs, nous fêterons la dixième édition du festival du Nouveau Théâtre Populaire. La troupe a voulu fêter cet anniversaire en réalisant un de ses plus grands rêves : faire un festival hors cadre, hors format, hors logique, ayant pour principe de rassembler tous les spectacles autour de l’œuvre d’un seul auteur.

Cet auteur, ça sera Balzac !

En août 2018, nous créerons donc :

Illusions perdues d’après Balzac

Splendeurs et misères des courtisanes d’après Balzac

La Peau de chagrin d’après Balzac

La Duchesse de Langeais d’après Balzac

Honoré, vie balzacienne

Grandes espérances, d’après Dickens

Pourquoi ce projet ? 

Parce qu’il est temps de faire la très grande fête ! Nous sommes animés d’une soif formidable de théâtre et nous rêvons depuis longtemps de faire un spectacle–monde ; et nous pensons que le festival du Nouveau Théâtre Populaire est pour cela l’endroit rêvé.

Pourquoi Balzac ?

Parce qu’il est visionnaire. D’une certaine façon, ses livres sont notre Genèse. Ils posent les jalons de notre époque et nous permettent de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Ces romans, malgré leurs différences de tonalité, ont pour trait commun de ne jamais idéaliser ni les personnages, ni le monde dans lequel ils vivent. Individualisme destructeur, égoïsme calculateur, ambitions meurtrières ; règne arrogant du journalisme qui broie la poésie ; emprise du capitalisme financier, qui lie les hommes par des dettes impossibles… Balzac regarde les hommes tels qu’ils sont, sans les magnifier, mais sans les blâmer. Il voit et écrit ce qui est.

Chacune des œuvres choisies est différente, mais toutes participent à l’idée folle de Balzac : recenser de façon totale le monde tel qu’il est. Et toutes participent au coup de génie de la Comédie Humaine ; que chaque œuvre, tout en étant autonome, soit en même temps une partie d’un grand Tout. Et c’est à ce coup de génie que veut rendre hommage cette édition, en faisant en sorte de tisser des échos et des jeux de miroir entre tous les spectacles.

Notre ambition sera de traduire cette soif d’écriture, d’épique, de personnages. Comment ? Par un rythme radicalement vigoureux, par un rapport ludique et désinvolte à l’écriture et par un pont sans cesse jeté entre le passé de l’écriture et le présent du théâtre ; nous tenterons de ressusciter la vigueur balzacienne, si singulière en ceci qu’elle jouit de tout (et surtout d’illusions et de destins tragiques) et ne se désole de rien.