Le Festival


Mise en scène : Léo Cohen-Paperman
Costumes : Zoé Lenglare
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Julien Campani : Mésa
Claire Sermonne : Ysé
Clovis Fouin : Amalric
Julien Romelard : De Ciz

Durée : 1h50

 

C’est midi et le soleil est aveuglant. Sur un bateau, quatre personnages se rendent en Chine. Mésa, qui retourne à son travail dans l’administration coloniale, après avoir été refusé au séminaire. De Ciz, noble ruiné, qui rêve de refaire fortune loin de l’Occident. Ysé, sa femme. Amalric, un aventurier. Sur le pont, la fable se tisse et chacun se révèle au spectateur.  Mésa est pris d’une passion destructrice pour Ysé ! Amalric rêve de reconquérir celle qu’il a connu dix ans plus tôt, Ysé ! Ainsi commence Partage de midi, comme une comédie de mœurs… Pour devenir un drame passionnel, un dialogue entre un homme et une femme, un appel à Dieu, une supplique pour l’amour.

Avec Partage de Midi, la troupe du Nouveau Théâtre Populaire rencontre pour la première fois l’œuvre immense de Paul Claudel. Nous voulons inviter le spectateur, d’où qu’il vienne, comme on invite un ami à une fête de théâtre joyeuse, spirituelle et sensuelle. 

Léo Cohen-Paperman

Entre Chien et Loup.

« il y a l’amour »

 Texte : Jon Fosse

Adaptation et mise en scène : Pauline Bolcatto, à partir de Hiver et Rêve d’automne de Jon Fosse
Collaboration artistique : Baptiste Chabauty
Costumes : Zoé Lenglare
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Elsa Grzeszczak
Frédéric Jessua

Le NTP a pour mission artistique de faire éclore les contrastes et fleurir les échos des diverses œuvres classiques comme contemporaines du répertoire mondial dans un foisonnement joyeux et réfléchi. 

Mais la mission du NTP et de son jardin est aussi et surtout de réunir des individus, dans une expérience commune, le temps d’une soirée. 

C’est avec ce spectacle et l’écriture épurée de Jon Fosse -auteur norvégien crépusculaire, dans la lignée des Tchekhov, Bergman, et Ibsen – que je souhaite proposer au public NTP une expérience sensorielle et poétique.

Entre Chien et Loup, ce sera la somme de deux pièces de Jon Fosse. J’ai ajouté à Hiver, la première partie de Rêve d’Automne, et donc donné un nouveau titre à l’ensemble. Le spectacle sera ainsi composé de deux parties.

La première : Une femme et un homme se rencontrent. (Hiver)

La seconde : Un homme et une femme se retrouvent après des années. (Rêve d’Automne).

Le premier duo se fantasme un avenir ; le second rêve son passé.

Est-ce que l’homme et la femme de la première partie sont ceux de la seconde, des années après, ou est-ce une variation autour de deux personnes qui se rencontrent ? Je veux jouer sur cette ambigüité pour laisser place avant tout à la situation : deux instants cruciaux de la vie d’un homme et d’une femme.

Car le poème chez Fosse est bien une expérience. Il prend pour point de départ une situation très simple et en révèle toute la complexité et la beauté vertigineuse. L’instant de la rencontre, c’est l’instant entre deux personnes où parler prend un poids particulier car chaque mot, chaque mouvement, chaque respiration, offre un monde à celui qui l’entend. La nécessité de dire est remise au centre, parce que réinterrogée à l’instant même de sa pulsion première. Tout devient alors très signifiant : le premier mot, comme le premier silence de la phrase. Fosse ne gardera d’ailleurs souvent que ce premier mot; il composera le vers. Cette écriture aux vers très courts, sans rimes, et presque sans ponctuation, crée un vertige, fait apparaître l’intensité du présent et lui donne ainsi tout son sens. En cela aussi, elle ne peut se passer de l’interprète et est inscrite dans ce « moment de la représentation», soit dans un espace comme dans une temporalité partagée. Le spectateur est mis à une place très active, car il déduit naturellement des silences : une mélodie de l’âme qui ne cesse de se ramifier.

Nous nous retrouverons au coucher du soleil, précisément à l’heure où se rencontrent le jour et la nuit, cet instant unique où l’humidité de l‘air nous invite à de nouvelles sensations, où l’on voit de nos yeux l’empreinte du temps dans le ciel, nous faisant présager : passé, présent et avenir.

Le spectacle sera un travail autour de ces couleurs primaires essentielles.

Il devra être dangereux, intimidant de sensualité, il devra avoir la splendeur de la maladresse, et son humour.

Pauline Bolcatto

La Petite Sirène, d’après le conte d’Andersen.
Mise en scène et adaptation : Thomas Chrétien
Collaboration artistique, adaptation : Lazare Herson-Macarel
Avec :
Pauline Bolcatto
Elsa Grzeszczak
Baptiste Chabauty
Julien Romelard
Elles existent, comme chacun sait, depuis l’antiquité et depuis notre propre enfance. Mais la plus célèbre d’entre elles n’a pas fréquenté Ulysse ou d’autres héros mythologiques. Elle fréquente depuis le 19ème siècle notre imaginaire grâce à Hans Christian Andersen. C’est la Petite Sirène.
Plongez avec nous, sous le plateau Jean Vilar, à la rencontre de cette enfant mélancolique et passionnée, irrémédiablement attirée par le monde des Hommes, éperdue d’amour et prête à tout pour obtenir une âme éternelle.

Little Nemo, d’après Winsor McCay

Mise en scène : Emilien Diard-Detœuf 
Adaptation : Clovis Fouin, Sophie Guibard, Léo Cohen-Paperman, Emilien Diard-Detœuf 

 

Little Nemo a d’abord été le résultat d’une commande d’Angers Nantes Opéra, à destination des publics scolaires. Le Nouveau Théâtre Populaire s’est vu proposer l’écriture et la mise en scène de quatre courtes pièces adaptées de la célèbre bande dessinée américaine, et pendant deux mois, nous avons joué ces quatre petites formes dans toutes les écoles aux alentours des deux villes.

Le succès de cette commande nous a conduit à reprendre ces spectacles dans le jardin, pour n’en faire qu’un !

Nemo s’évade chaque nuit dans un monde irréel, à la fois magnifique et dangereux ; à chaque fois ses parents le réveillent, souvent en le grondant, incarnant un retour à la réalité, plus sereine, plus confortable, mais aussi plus monotone.

Pour Little Nemo, nous avons donc travaillé sur la force de l’imaginaire, qui est à la fois un monde plus beau que la morne réalité, mais plus effrayant parce qu’il est sans limites. Pour représenter cet univers délirant, nous n’avons eu besoin que d’une table, d’un oreiller, d’un drap, et de mille petits accessoires ; encore une occasion de rappeler que le théâtre est plus puissant quand il est pauvre.

Nous avons retenu chacun 3 à 4 planches du livre par épisode, afin d’abord de voir plusieurs endormissements/réveils, pour pouvoir profiter de cet effet de va-et-vient d’un monde à l’autre ; d’autre part, cela nous a permis dans un même épisode, de présenter plusieurs « paysages » théâtraux : par exemple, un pays de neige, puis une balade à dos de lion, et pour finir une histoire d’amour avec une princesse en verre.

Le tout forme une suite de promenades féériques, avec des péripéties très courtes, sans enjeux particuliers, à part que Nemo finit souvent le rêve brutalement, terrifié à l’idée de tomber, de disparaître, ou de se faire croquer par des monstres…avant que ses parents ne viennent à son secours !

Emilien Diard-Detœuf 

Texte : Georges Feydeau
Mise en scène : Frédéric Jessua
Adaptation : Frédéric Jessua et Sacha Todorov

Costumes : Zoé Lenglare
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :

Elissa Alloula
Pauline Bolcatto

Valentin Boraud
Julien Campani
Baptiste Chabauty
Emilien Diard-Detœuf
Guarani Feitosa
Thomas Fitterer
Elsa Grzeszczak
Lazare Herson-Macarel
Julien Romelard
Sacha Todorov

 

Le docteur Petypon a festoyé toute la nuit, entraîné par son ami et collègue Mongicourt ; ce dernier fait irruption à midi chez Petypon, pour le trouver encore ivre, endormi sous un canapé renversé, sans le moindre souvenir de sa nuit de beuverie. C’est alors que s’éveille La Môme Crevette, danseuse au Moulin Rouge, nue sous un drap… Tel est le début de la folle journée imaginée par Feydeau pour La Dame de chez Maxim qui, avec plus de 1000 représentations à sa création, fera entrer son auteur au Panthéon des succès du théâtre français. Les folles aventures de la Môme Crevette, de ses ex-amants, de ses prétendants et de ses futurs époux, fait la part belle aux excès en tous genre, à la succession improbable de situations plus incongrues les unes que les autres, aux inventions rocambolesques. En faisant se confronter en permanence bienséance et dépravation, amour vrai et luxure la pièce n’en demeure pas moins une critique acerbe d’un monde sûr de lui et de ses principes, mais peut être au bord de l’implosion.

Frédéric Jessua

La Fleur au Fusil

Mise en scène : Clovis Fouin
Texte : écriture collective sous la direction de Clovis Fouin
Costumes : Zoé Lenglare
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Valentin Boraud
Julien Campani
Baptiste Chabauty
Emilien Diard-Detoeuf
Guarani Feitosa
Thomas Fitterer
Lazare Herson-Macarel
Claire Sermonne
Sacha Todorov

Le désir de créer un spectacle avec la troupe du NTP sur la guerre de 14 est venue à moi de façon évidente. Le 4 août 2014 alors que nous répétions Hamlet sur notre plateau, le tocsin, cette cloche d’hommage aux morts a retenti pour marquer le déclenchement de la « Grande Guerre » un siècle auparavant. Nous, acteurs en pleine répétition, nous nous sommes arrêtés, avons écouté le son inhabituel de cette cloche, nous avons regardé nos pieds, recueillis, et repris la répétition. Il y avait dans cette forme d’hommage beaucoup de pudeur, comme si nous évoquions une page douloureuse de notre histoire commune. Cela m’avait particulièrement marqué car nous sommes bien trop jeunes, pour avoir seulement eu un arrière-grand-père combattant. Il y a donc une mémoire collective de l’événement, et pas seulement historique, une sorte de mémoire émotionnelle.
Il y avait aussi dans mon souvenir, collé sur le mur de la maison une photocopie de l’ordre de mobilisation générale pour tous les hommes en âge de se battre. Et ce jour-là je me suis dit que cela pouvait être nous, que nous avions le même âge que ces soldats envoyés au front, que ces femmes restées à l’arrière dans l’angoisse et l’attente. Cette analogie m’a fait quelque chose, et ce quelque chose, je voudrais le traverser, ici au NTP, en 2017, avec des acteurs de 25-30ans.
Le spectacle traversera la chronologie et les fronts. De l’avant à l’après-guerre, un spectacle impressionniste qui ne cherche pas à raconter l’histoire de façon didactique, mais à raconter des histoires. Nous
questionnerons notre rapport au récit, à la mémoire, et à la construction de ces deux entités qui finalement décide de l’Histoire.
Nous raconterons ces quatre années par des trajectoires intimes, des situations, des allers retours entre le front et l’arrière.
Même si Voyage au bout de la nuit de Céline, ou A l’Ouest rien de nouveau D’Erich Maria Remarque, et surtout les albums de Tardi, dont l’oeuvre est centrée autour des tranchées, seront des inspirations fortes
pour l’écriture, il est difficile de parler d’un texte qui n’existe pas. Mais il est aussi excitant de se dire que ce texte va être écrit collectivement. Nous partirons de nous, jeunes hommes et jeunes femmes, balancés dans la tourmente d’un conflit mondiale. Nous improviserons à partir de ce que nous sommes. Que se passerait-il si demain nous devions quitter notre vie, nos théâtres, nos répétitions, pour aller sous les drapeaux, sur des fronts où la mort guette ? Que naîtrait-il de ça ? Serions-nous toujours des artistes?
Serions-nous toujours des hommes ? Et si oui, lesquels ?
Nous incarnerons des grandes figures, Jaurès, Mangin, Nivelle, Le Kaiser, les soldats au front, les femmes restées à l’arrière, les politiques, les putains, les bidasses, les courageux, les planqués, les mutilés, les sanguinaires, les paumés. Nous raconterons notre guerre de 14, cela ne sera pas un hommage, mais un récit; un de ceux qui peuplent notre mémoire.

Clovis Fouin

Traduction : Clément Camar-Mercier
Mise en scène : Joseph Fourez
Collaboration artistique : Frédéric Jessua
Création sonore : Julien Romelard
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Couture : Laurence Cosic
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Philippe Canales : Le roi Edouard IV / Margaret, veuve d’Henri VI
Claire Sermonne : Elisabeth, épouse d’Edouard IV
Valentin Boraud : Clarence, frère d’Edouard IV / Catesby
Moustafa Benaïbout : Richard, frère d’Edouard IV
Elsa Grzeszczak : La Duchesse d’York, mère d’Edouard IV, Clarence et Richard / un meurtrier
Pauline Bolcatto : Lady Anne, veuve d’Edouard, Prince de Galles, fils d’Henri VI
Lazare Herson-Macarel : Duc de Buckingham
Sacha Todorov : Evêque Ely / un meurtrier
Baptiste Chabauty : Lord Hastings / Richmond
Clovis Fouin : Lord Stanley
Julien Romelard : Comte Rivers, frère d’Elisabeth / Tyrrell
Frédéric Jessua : Le maire de Londres

Durée : 2h

 

Nietzche écrit : « Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l’abysse, qu’il sache que l’abysse le scrute à son tour. »

Richard est le mal incarné. Qu’est-ce que le mal ? Venu du mot latin malum, le mot peut se traduire par : « de sens identique » ou « de même sens ». Dans le Mal, tout est au même niveau, le monde est privé de sens puisque tout est égal. Le mal y règne et des êtres vils comme Richard III peuvent prétendre à l’innocence, et faire leur office. Désormais le langage est vidé de son sens et le mal impose ses propres règles. Dans ce nouveau monde, Richard III est roi, et l’habile maitre de ces mots trompeurs. Il sait tout faire avec eux, séduire, tuer, trahir, usurper.

La naissance d’un monstre est sans doute possible parce qu’il profite d’un monde laissé à l’abandon par ces prédécesseurs. Loin de moi l’envie de disculper Richard, mais il me semble important d’évoquer la responsabilité de chacun. Les monstres prennent le pouvoir lorsque le peuple le lui offre… Mais Richard III, est aussi et surtout une gigantesque fête, celle d’un théâtre libéré, aussi monstrueux que beau, aussi intime qu’épique, aussi fou que terriblement humain, et donc éminemment populaire.

Joseph Fourez

 

 

Traduction : Ruth Orthmann et Eloi Recoing
Mise en scène : Sacha Todorov
Collaboration artistique : Pauline Bolcatto
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Construction du mât : Eric Szczuczynski et ses collaborateurs
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Moustafa Benaïbout : le prisonnier / le messager
Pauline Bolcatto : Méroé
Julien Campani : Ulysse
Baptiste Chabauty : Adraste
Louise Coldefy : Astérie
Clovis Fouin : Diomède
Elsa Grzeszczak : Prothoé
Morgane Nairaud : Penthésilée
Antoine Philippot : Achille
Julien Romelard : Antiloque
Claire Sermonne : la grande prêtresse

et les cavalières :
Victorine Cesbron : Mégaris
Ikel Josse : Automédon

Les acteurs ont été formés à l’équitation au Peggy Paint Ranch d’Ikel Josse, qui a également mis à disposition les chevaux Pablo et Chinouk.

Durée : 1h55

 

Avec Penthésilée, nous avons voulu revenir aux fondamentaux du Nouveau Théâtre Populaire : des acteurs, un plateau de bois et un grand poème. Car c’est bien un poème que cette pièce étrange, où l’action semble presque un prétexte pour découvrir le paysage d’une âme. On a beaucoup dit que Kleist dans cette pièce avait, près d’un siècle avant Freud, découvert l’inconscient ; il est sûr en tout cas qu’il plonge dans les passions les plus sombres et les plus interdites.

La guerre de Troie lui fournit pour cela le cadre idéal. Cette époque sauvage, antérieure au christianisme, lui permet de rêver des personnages ignorants de tout péché, où les pulsions peuvent s’exprimer au grand jour avec une puissance et une brutalité inouïes ; mais surtout, ce contexte guerrier lui permet d’explorer à l’infini les échos entre la violence des armes et la violence de l’amour. Violence envers l’être aimé – et rares sont les textes qui ont tant regardé en face comme on peut vouloir faire souffrir ce que l’on aime ; et violence envers celui qui le ressent, tant cette passion peut être dévastatrice – surtout au temps de la jeunesse, alors que l’orgueil est comme une cloche incessante, alors que les désirs ignorent encore leurs noms.

En montant cette pièce, nous voulons proposer un moment à part, suspendu comme un rêve, où comme dans les rêves ce qui est interdit au grand jour – s’incarne. Ces personnages n’ont rien de modèles ; mais nous avons tous en nous un Achille, une Prothoé, une Penthésilée – libre à nous de leur faire place ou non. Avec Kleist nous vous proposons, le temps d’une pièce, de les écouter – comme on peut dans un zoo voir de très près les fauves.

Sacha Todorov

 

Traduction, montage et adaptation : Frédéric Jessua et Morgane Nairaud
Mise en scène : Frédéric Jessua
Collaboration artistique : Morgane Nairaud
Arrangements musicaux au vibraphone, batterie et guitare : Baptiste Chabauty
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Couture : Laurence Cosic
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Valentin Boraud
Julien Campani
Baptiste Chabauty
Frédéric Jessua
Morgane Nairaud en alternance avec Claire Sermonne
Thomas Chrétien

Durée : 55 minutes

 

Quelque part au beau milieu de la méditerranée, une violente tempête s’abat sur un navire. A son bord, un Roi, un Duc et un Prince. Le bateau s’échoue sur une île mystérieuse, peuplée d’êtres et d’esprits étranges. Jusqu’ici tout va mal… Mais non bien sûr, car c’est ce bon vieux Shakespeare qui est à la baguette ! Petits qui rêvez d’êtres grands, et grands qui voulez redevenir petits, embarquez pour cette histoire pas comme les autres où tout est bien qui finit…

 

Texte : Léo Cohen-Paperman en collaboration avec les comédiens du spectacle, d’après Jacob et Wilhelm Grimm
Mise en scène : Léo Cohen-Paperman
Création sonore : Julien Romelard
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Louise Coldefy : Blanche-Neige / Les Sept Nains
Elsa Grzeszczak  : La Reine
Julien Romelard : Le Roi / Le Prince

Durée : 1h

Une première version de ce spectacle a été créée le 10 juin 2016 aux Studios de Virecourt à Benassay (86), avec Sophie Guibard dans le rôle de Blanche-Neige.

 

Un jour, une reine meurt en mettant au monde une fille à la peau blanche comme la neige, aux cheveux noirs comme l’ébène, aux lèvres rouges comme le sang. Voici Blanche-Neige : la bien nommée, la bien aimée, la mal armée ! Quelques années plus tard, le roi prend une autre femme, si fière qu’elle ne peut supporter la présence d’une autre beauté. Folle de jalousie, elle ordonne qu’on lui apporte le cœur de Blanche-Neige dans une boîte…

Voici le conte le plus populaire de la littérature occidentale. La célèbre – et magnifique – adaptation de Walt Disney joue sans doute pour beaucoup dans sa postérité ; mais il ne faut pas oublier que le petit récit glané par les frères Grimm traite de questions essentielles. Mettre en scène Blanche-Neige procède du désir de revenir à la source du conte original, de sa violence intime, de sa dimension politique et de sa vigueur stylistique.

Blanche-Neige, c’est l’histoire d’une enfant qui découvre le réel. Et le réel est ce qu’il est : impétueux, passionnel, contradictoire. Adolescente, Blanche-Neige est chassée de son pays natal et débute son errance initiatique. Au cœur de la forêt, la nuit, elle découvre qu’elle ne sait rien. Il lui faut tout recommencer ! Avec les Sept Nains, elle apprend à travailler. Attaquée par la Reine, elle apprend que le Mal peut être nécessaire. Enfin, en rencontrant le Prince et en acceptant son amour, elle consent à l’avenir.

Blanche-Neige, après avoir châtié sa belle-mère, devient reine à son tour. Ainsi s’accomplit le passage d’une génération à l’autre. Ce changement n’est ni bon, ni mauvais. Il est le signe que l’Histoire n’est pas finie. Si nous voulons parler aux enfants du XXIe siècle, c’est peut-être pour leur dire cela : l’Histoire, tragique et magnifique, continue.

Léo Cohen-Paperman