Feu la mère de Madame

Feu la mère de Madame

feu la mère de madame / feydeau

DURÉE 55 minutes

MISE EN SCÈNE ET DÉCOR Frédéric Jessua
COLLABORATION ARTISTIQUE
Sophie Guibard
COSTUMES
Zoé Lenglare
PERRUQUES Elodie Martin
ARRANGEMENT MUSICAL Sacha Todorov
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas, Frédéric Jessua
RÉGIE GÉNÉRALE Thomas Chrétien

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto : Yvonne
Julien Romelard : Lucien
Antoine Philippot : Joseph / Le lecteur
Frédéric Jessua : Annette

Spectacle en itinérance :

• Vendredi 31 juillet 20h30 à La Chaudefonds-sur-Layon (La Carrière)
• Samedi 1er août à 20h30 à Brion (Le Saule Foudroyé)
• Vendredi 7 août à 20h30 à Gennes (Le Parc du Château)
• Samedi 8 août à 20h30 à Ambillou-Château (Troglorêves)
• Samedi 22 août à 16h à Mazé (La Grange)
• Dimanche 23 août à 16h à Baugé (Les Grands Moulins)
•Vendredi 28 août à 16h à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance (Les Grandes Portes)

1908, Georges Feydeau est un auteur à succès, la plupart de ses grosses productions l’ont propulsé au firmament du théâtre parisien ; mais la recette du succès semble le lasser. Il a également beaucoup perdu au jeu et, suite à une violente dispute avec sa femme qui a pris un amant, il a quitté le domicile conjugal pour établir sa demeure dans la chambre d’un hôtel parisien près de la Gare Saint Lazare (il ne la quittera plus pendant une dizaine d’années, jusqu’à son enfermement en sanatorium suite à une syphilis qui a dégénéré en folie). Il entame alors un cycle d’écriture de pièces courtes en un acte, des comédies dites de mœurs, qui viennent renouveler le vaudeville : l’intrigue avance rapidement, la langue est encore plus acerbe, les personnages mis en scène sont de plus en plus impitoyables, cruels les uns envers les autres.

Feu la mère de Madame est la première de ce cycle. Une chambre, un lit, un couple, une domestique et un messager pour engendrer une situation bien évidemment rocambolesque. Avec cette pièce, Feydeau revient ainsi à l’essentiel pour se jouer encore plus de la médiocrité du comportement de la bourgeoisie parisienne. Ses héros, victimes malheureuses de sa plume, n’en demeurent pas moins attachants. Peut-être parce qu’ils semblent encore plus proches de nous ?

Monter Feu la mère de Madame est un exercice naturel tant cette pièce courte semble avoir été conçue par son auteur comme un retour à l’essentiel: décor unique, peu de meubles, quelques accessoires, des entrées et sorties réduites à leurs plus simples expressions. Il devient alors évident de penser sa représentation en extérieur pour un public proche en communion avec les interprètes. On découvre un cadre, on se laisse surprendre par une ambiance. Feu la mère de Madame, qui oscille joyeusement entre le comique et le tragique, semble être la parfaite partition pour accueillir nos spectateurs (de tous âges) en quête de divertissement et d’émotions fortes.

Frédéric Jessua