Adaptation d’Elsa Grzeszczak et Sacha Todorov
Mise en scène d’Elsa Grzeszczak

Avec :
Pauline Bolcatto : La Belle
Clovis Fouin : La Bête / Avenant
Philippe Canales : Le père
Elsa Grzeszczak : Adélaïde, la soeur / La mère

La Belle et La Bête est une histoire qui questionne la rationalité de nos choix et de nos désirs face à notre monde, qui devient chaque jour plus violent dans le nivellement des consciences vers la « normalité ». Il est un appel à la liberté que nous devons nous octroyer pour nous battre contre les conformismes sociaux et moraux, afin de défendre envers et contre tous nos désirs les plus profonds. Qu’aime t-on lorsqu’on aime ? Qui ai-je le droit d’aimer ?
Ces personnages avancent dans le jardin obscur de leurs sentiments. C’est une ode à notre part animale et instinctive, une histoire où la vérité des désirs peut naître parce qu’à l’abri dans la forêt et à l’orée de la civilisation. Il y a certaines vérités qui ne peuvent s’avouer que dans le secret de la pénombre. La naissance de cet amour féroce effraye autant qu’elle envoûte, mais comme il est dit dans ce conte : « Il faut parfois savoir sauter et tomber pour voir ce qu’il y a au fond des choses…
Où que tu sois, creuse profondément ! Les sources sont toujours sous terre. ».
Ce spectacle sera un cri pour apprivoiser nos peurs et nos désirs. Un cri, dans cette fête où l’on dansera l’inconsolable tristesse de ne pouvoir comprendre l’autre, de retrouver un peu du langage « du cœur », dans les fougères et au clair de lune, loin des pères, des maîtres et des Lois. La limite de nos rêves est celle que nous nous construisons. Alors, quoi de mieux que le ciel de Fontaine-Guérin pour entendre résonner la promesse de leur amour inconditionnel.