De Georg Büchner

Mise en scène : Léo Cohen-Paperman
Collaboration artistique : Valentin Boraud et Julien Campani
Assistanat à la mise en scène : Valentin Boraud

Les 1er, 4, 7 et 10 août à 21h et le 12 à 21h45
Durée : 2h20

Avec :
Julien Campani : Georges Danton
Valentin Boraud : Camille Desmoulins, député dantoniste
Julien Romelard : Lacroix, député dantoniste
Sacha Todorov : Philippeau, député dantoniste
Joseph Fourez : Legendre, député dantoniste
– Emilien Diard-Detœuf  : Robespierre, membre du Comité de salut public
Lazare Herson-Macarel : St. Just, membre du Comité de salut public
– Autres membres du Comité de salut public : Pauline Bolcatto, Clovis Fouin, Sophie Guibard, Lazare Herson-Macarel
Claire Sermonne : Julie, femme de Danton
Morgane Nairaud : Lucile, femme de Camille Desmoulins
Pauline Bolcatto : Marion, fille de joie
– Hommes et femmes du peuple, filles de joie, députés, bourreaux, etc : Pauline Bolcatto, Caroline Boraud, Émilien Diard-Detoeuf, Clovis Fouin, Joseph Fourez, Sophie Guibard, Lazare Herson-Macarel, Morgane Nairaud, Claire Sermonne

Drame en 4 actes, écrit en 1835 et représenté pour la première fois le 5 janvier 1902 à Berlin.

Décor commun : Antoine Philippot
Administration, communication, intendance : Lola Lucas
Intendance : Caroline Boraud

Paris, 1794. Faute de pouvoir répondre aux aspirations du peuple, les dirigeants révolutionnaires sont pris dans l’engrenage de la Terreur. Danton et ses amis, piégés par Robespierre et le Comité de salut public, sont accusés de trahison et envoyés à la guillotine. Partout en France, les places, les rues et les squares nous rappellent qui ont été les pères de la Révolution. Et, comme souvent, la postérité a distribué ses louanges et ses blâmes. Robespierre, Messie sanguinaire. Danton, ange modéré. J’ai envie de déconstruire ces images et de douter du bien-fondé de nos représentations habituelles. Peut-on réduire Robespierre à son rôle de bourreau ou, au contraire, faire des députés dantonistes des hommes sans tâches ? Il ne s’agit pas ici de prendre parti, mais bien de montrer que la Terreur est un engrenage complexe, une machine qui broie ses inventeurs – un gouffre de la Raison.

Nous chercherons, autant que possible, le mensonge – la source intime du discours. Je veux dire par là que tout discours politique et moral trouve ses fondements dans le corps des femmes et des hommes, avec leurs névroses, leurs manques, leur recherche de jouissance. En ce sens, nous serons les psychanalystes des révolutionnaires. Qui mieux que de jeunes acteurs pour dire cet orage de contraires ? Au-delà du théâtre de la Révolution, La Mort de Danton raconte comment un jeune poète (mort à 23 ans) affronte la mort. Avant de mourir, le temps n’est pas méditatif, mais rapide, incohérent, spasmophile. Le rythme du spectacle sera à cette image. La représentation se débarrassera peu à peu de ses ornements et de ses repères – historiques et scénographiques. Comme si, en nous enfonçant dans les ténèbres de la mort, nous goûtions une virginité nouvelle. Léo Cohen-Paperman

Georg Büchner (1813-1837) :
Dramaturge, écrivain, révolutionnaire, médecin et scientifique allemand. Il est l’auteur de La
Mort de Danton
(1835), Lenz (1835), Léonce et Léna (1836), et Woyczek (1837).

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