2001, l’odyssée de l’espace

2001, l’odyssée de l’espace

2001, l’odyssée de l’espace / kubrick

19, 21, 23, 25, 27, 29 août, 11h00

 

D’après le film 2001, l’odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick, et le roman d’Arthur C. Clarke
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Frédéric Jessua
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Léo Cohen Paperman, Joseph FourezFrédéric Jessua, Julien Romelard

 

synopsis

De l’aube de l’humanité à une mission dans l’espace en 2001, ou le parcours d’un mystérieux monolithe noir, forme d’intelligence extra-terrestre se manifestant par l’émission d’ondes sonores, qui confère aux ancêtres de l’homme (des australopithèques) des pouvoirs nouveaux, puis entraîne l’homme, devenu moderne, dans un voyage interstellaire à la périphérie de Jupiter, lui révélant ainsi le caractère éternel de la vie humaine.

pourquoi adapter ce film au ntp ?

La première fois que j’ai vu 2001, l’Odyssée de l’Espace, je crois que je n’ai rien compris, j’avais 8 ans, je m’en souviens encore ; la seconde fois, j’ai su que je n’avais rien compris, j’en avais 15 ; la troisième, j’ai compris que je n’y comprendrais jamais rien, j’en avais 20 ; et depuis (à raison d’une projection tous les 5 ans), j’ai fini par comprendre qu’il ne fallait pas chercher à comprendre, qu’il valait mieux se laisser faire un peu, que c’était comme la vie, que tout était donné, qu’on en faisait ce qu’on voulait comme on pouvait, en s’émerveillant… le plus possible.

Fort de ces impressions, je veux donc proposer pour les enfants et leurs parents une adaptation scénique du film de Stanley Kubrick. J’ai grandi avec lui ; ça été le point de départ, je le sais maintenant, de mon aventure avec le cinéma. J’ai aujourd’hui envie de lui faire rencontrer le théâtre, en me concentrant sur les antagonismes avec lesquels nous nous débattons (tout ce dont le film parle à mon avis) : la présence ou non d’une autre forme de vie dans l’univers, la connexion possible entre le futur et le passé, la cohabitation forcée entre la technologie et l’humain, la présence de l’espace infiniment grand et dérisoire qui nous entoure, et celle de nos vies infiniment petites et importantes, l’antagonisme des instincts animaux et intellectuels, l’intrication de l’amour et de la violence…La base de mon travail sera constituée de deux matériaux principaux : le roman d’Arthur C. Clarke (écrit simultanément au scénario du film) et le film de Kubrick lui-même.

note du metteur en scène

Peu importe ce qu’on retient du sens de ce film (et chacun doit avoir le sien), on ne peut qu’être touché par la portée universelle de son contenu, parce que contrairement à l’idée (souvent préconçue) qui circule, l’histoire est très simple ; Kubrick s’est simplement amusé à la compliquer par le truchement du traitement cinématographique ; il n’est jamais didactique, et place le spectateur dans un état d’éveil permanent. Ce qui est encore plus surprenant, et je ne sais si cela était intentionnel de sa part, mais Kubrick a finalement conféré au spectateur une position de complice à sa création, chacun cherchant le « truc » ou l’artifice qui a conduit à ses scènes inoubliables. 2001 est véritablement un jouet pour le spectateur ; visuel, sensoriel et intellectuel.

Dans cette optique je veux proposer un spectacle qui se déroule sur plusieurs espaces du site du NTP : la salle de travail nouvellement aménagée à l’occasion de l’ouverture de la Maison du Théâtre, une des deux scènes nouvellement construites en 2019 et un lieu encore à créer. Je voudrais que le (jeune spectateur) découvre ce qu’est un spectacle déambulatoire et suive l’aventure humaine présente dans l’oeuvre de Kubrick. Je voudrais aussi qu’un échange soit créé entre parents et enfants à la sortie du spectacle, en proposant un traitement différent de certaines parties du spectacle selon l’âge du public. Le son sera bien évidemment présent, qu’il soit enregistré ou joué par les acteurs, la grange permettra d’avoir recours à la projection d’images, enregistrées ou filmées en direct.
Au final, il s’agira, en moins d’une heure, d’évoquer la préhistoire, le passage de l’outil au vaisseau spatial, la manière de retrouver notre humanité face à un ordinateur récalcitrant, et de rendre concret le voyage à la vitesse de la lumière.

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L’Auteur du roman : Arthur c. Clarke

Arthur Charles Clarke, ou Arthur C. Clarke, né le 16 décembre 1917 à Minehead dans le Somerset (Angleterre) et mort le 19 mars 2008 (à 90 ans) à Colombo (Sri Lanka), est un écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin et inventeur britannique. Il a utilisé des pseudonymes comme Charles Willis et E.G. O’Brien. Il fait partie, avec Isaac Asimov et Robert A. Heinlein, des « Trois Grands » (Big Three) auteurs de science-fiction de langue anglaise.

Stanley Kubrick, réalisateur de 2001, l’odyssée de l’espace

Stanley Kubrick est un réalisateur, photographe, scénariste et producteur américain né en 1928 à Manhattan et mort en 1999 dans son manoir de Childwickbury (nord de Londres). Après des débuts dans la photographie, Kubrick, autodidacte, sera également son propre directeur de la photographie, producteur, scénariste ou encore monteur. Ses treize longs métrages en quarante-six ans de carrière l’imposent comme l’un des cinéastes majeurs du XXe siècle.

 

 

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