On achève bien les chevaux

On achève bien les chevaux

on achève bien les chevaux / pollack

22, 28 août, 20h30

 

Aussi en tournée des battages
Les 24, 25, 31 juillet, 1, 7, 8 août

 

Avec la participation des élèves du Conservatoire régional d’Angers

D’après le film On achève bien les chevaux de Sidney Pollack, et le roman de Horace Mac Coy
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Philippe Canales
COLLABORATION ARTISTIQUE Lazare Herson-Macarel
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Baptiste Chabauty, Emilien Diard-DetœufMorgane Nairaud, et un chœur d’amateurs

 

synopsis

C’est l’histoire d’un procès : Robert a donné la mort à Gloria.
Deux jeunes acteurs errent à Hollywood au coeur de la Grande Dépression. Gloria entraine son partenaire dans l’enfer des marathons de danse : des concours populaires où les couples désargentés venaient danser dans des gymnases des mois durant sans repos, sous le regard amusé de spectateurs toujours plus nombreux. Le dernier duo tenant encore sur ses jambes remportait une importante somme d’argent.
On peut tenir très longtemps, quand on a faim. Quand le monde ne nous attend plus, où trouver refuge ?

pourquoi cette pièce au ntp ?

Parce que revisiter le roman d’Horace Mac Coy et le film de Sidney Pollack, c’est écrire un vertige : une pièce qui parle de cinéma qui parle de fêtes populaires qui donnent le spectacle du réel et de la misère sociale.
Parce que si ces « marathons » indignes ont été interdits il y a cinquante ans en Amérique et en Europe, la course effrénée au mérite est un phénomène brûlant d’actualité qui a su trouver bien d’autres moyens de représentations dans nos vies. Parce que nous ne pouvons plus continuer sans avoir conscience des différentes formes que peut prendre le mépris de classes.
Parce que chacun peut s’identifier au couple mythique créé en 1935 puis immortalisé au grand écran par Michael Sarrazin et Jane Fonda.
Enfin, parce qu’il s’agira d’une création partagée, où les habitants du territoire seront invités, accompagnés par la troupe du NTP et les jeunes acteurs du Conservatoire d’Angers, à venir interpréter cette danse folle où tout sera permis pour survivre.

note du metteur en scène

Sur un plateau réduit entouré par des spectateurs immergés alternativement dans un tribunal et une salle de bal, vingt personnages danseront pour continuer à vivre, sous le regard attentif et précis d’un maître de cérémonie.
Je souhaite réaliser un spectacle dense, court et percutant, à l’image du roman de MacCoy, et de la balle tirée à bout portant par le révolver de Gloria. Une pièce chorale et musicale, une chorégraphie chaotique de pantins de chair, où jamais nous ne saurons distinguer le réel de la fiction. Une oeuvre crue à l’humour noir, où l’énergie des corps sera déployée à son paroxysme. Un spectacle à charge contre les formes insidieuses que prend la société du spectacle dans les médias, le travail, la vie amoureuse…
Tout comme les costumes et la création musicale, mon adaptation sera volontairement anachronique : je m’inspirerai du roman, du film de Sidney Pollack, mais aussi d’anecdotes historiques réelles et de discours politiques existants.

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Sidney Pollack, réalisateur de On achève bien les chevaux

Fils d’immigrés russes, Sydney Pollack est né en 1934 dans l’Indiana. Il débute en suivant l’enseignement de Sanford Meisner à New York. Assistant de son professeur sur plusieurs mises en scène, il commence également une carrière d’acteur à Broadway. Après quelques apparitions à la télévision, il y fait ses débuts de réalisateur. Les nombreuses émissions populaires qu’il réalise lui confèrent une solide réputation. La consécration arrive en 1969 avec l’adaptation du roman d’Horace Mac Coy On achève
bien les chevaux. Dès lors, Sydney Pollack devient un des fers de lance du mouvement politique qui bouscule le cinéma américain. Son cinéma devient de plus en plus engagé, tout en restant extrêmement populaire, comme dans Les Trois Jours du Condor (1975). Son passage dans la comédie est tout aussi réussi comme le prouve Tootsie (1982) avec Dustin Hoffman, l’histoire d’un acteur raté qui connaît un succès monumental en se travestissant en femme. Il remporte l’Oscar du Meilleur réalisateur avec Out of Africa (1985), l’une des plus belles romances jamais filmées au cinéma. Sydney Pollack s’éteint en 2008 dans sa villa de Los Angeles.

Horace Mac Coy, l’auteur du roman

Horace Mac Coy est né en 1897 dans le Tenessee, de parents pauvres. Avant d’être Romancier, il exerce les professions de mécanicien, vendeur itinérant, chauffeur de taxi… Après avoir fait l’armée, il devient journaliste sportif. La Grande Dépression lui fera perdre son emploi. Il commence à écrire des nouvelles dans le magazine Pulp dans les années 20, inspiré par Ernest Hemingway. They shoot horses, don’t they ? est son premier roman noir. Tout le reste de son oeuvre sera consacrée à ébranler le rêve américain. Il mourra à 58 ans, dans l’indifférence générale.

 

 

 

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