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du 15 au 28 août 2015


Le jour de gloire est arrivé
/ Ecriture collective

les 15, 18, 21, 24 et 27 août à 20h30 [création]

Le Jour de gloire est arrivé évoque les dernières pages du roman français, du début de la Cinquième République à nos jours. À travers des extraits de discours, de débats télévisés, mais aussi de scènes improvisées, nous raconterons la France de nos grands-parents, de nos parents et peut-être celle de nos enfants… Du «Je vous ai compris…» du Général de Gaulle au «Moi, Président de la République…» de François Hollande, nous vous invitons à un voyage drolatique, poétique et politique dans la grande Histoire, celle qui nous réunit. Pour ne pas désespérer de notre avenir, ressuscitons sans honte notre passé !


Oedipe-Roi
 / Sophocle

les 16, 19, 22, 25 et 28 août à 20h30 [reprise]

Nous sommes dans un pays qui désespère de son avenir. La peste est sur Thèbes. Pour libérer son royaume de ce fléau, Œdipe doit résoudre une énigme dont il est lui-même la terrible réponse. L’enquêteur découvre alors qu’il est le criminel, le sauveur qu’il est le mal, le héros qu’il est maudit, l’homme libre qu’il est le jouet du destin.
Pour la première fois au festival, c’est un chœur d’acteurs amateurs venus du public qui incarnera le chœur des citoyens – image d’un peuple inquiet, soucieux de justice, assoiffé de joie. Une grande cérémonie tragique pour penser ensemble, acteurs et spectateurs, notre destin collectif dans des temps troublés.


La Cerisaie
/ Tchekhov

les 17, 20, 23 et 26 août à 20h30 [reprise]

Lioubov Andreevna retrouve sa maison d’enfance, sa Cerisaie. Endettée, elle doit la vendre mais ne peut s’y résoudre… Faut-il abattre notre passé pour construire notre futur ?
Cassons nos habitudes de théâtre et venez participer à une grande fête où nos rires se mêlent aux larmes, notre réalité au rêve et à la fiction. Par le partage de cet instant éphémère, affirmons ensemble, acteurs et spectateurs, notre besoin de théâtre, ici, à Fontaine-Guérin, simplement et joyeusement.


L’enfant sauvage

les 18, 20, 22, 24 et 26 août à 11h [création]

L’enfant sauvage est l’histoire d’une énigme, celle d’un être en déséquilibre entre le monde des mots et celui des cris. Cet enfant, comme d’avant toute Histoire, traversera l’expérience miraculeuse de la découverte du langage. L’écho de nos premiers mots, ceux qui nous ont permis d’affronter le monde et de l’aimer, retentira comme un balbutiement de notre innocence oubliée, archaïque et joyeuse.


La vie treshorrificque du grand Gargantua
/ Rabelais

les 19, 21, 23, 25 et 27 août à 11h [reprise]

Gargantua a faim. Faim de vin, faim de bouffe, faim de livres, faim de tout, faim jusqu’à la fin. Il parle toutes les langues, la françoise, la latine, la grecque et l’inventée.

Pour raconter son histoire, quatre acteurs plongent dans l’enfance du français, un monde magique où l’on peut tout dire, tout faire, tout penser, avec l’imagination pour seul guide, et pour seule arme, le rire.


Feu la mère de Madame
/ Feydeau

les 30 juillet, 1er, 8 et 9 août à 20h30
les 22, 23 et 28 août à 16h [création]

Une chambre, un lit, tard dans la nuit. Un couple explosif composé d’une femme endormie et d’un homme ivre qui a oublié ses clés. Une domestique alsacienne et un messager ahuri pour engendrer une situation bien évidemment rocambolesque. Avec cette pièce courte écrite à la fin de sa carrière, Feydeau revient à l’essentiel pour se jouer encore plus de la médiocrité de la bourgeoisie parisienne. Ses héros, victimes malheureuses de sa plume, n’en demeurent pas moins attachants. Peut-être parce qu’ils semblent encore plus proches de nous ?


Vilar, Vitez, les deux V

le 19 août à 16h [lecture]

Un échange esthétique et philosophique. De 1950 à 1990. Le théâtre populaire d’après-guerre, Mai 68, les années 70-80. Par son témoignage, Jack Ralite, homme politique, militant, spectateur de théâtre passionné et passionnant, nous permet de côtoyer Vilar et Vitez, tous deux comédiens et metteurs en scène, hommes de théâtre nommés à la tête de grandes institutions, semblables et différents, préoccupés également par l’élargissement du public, l’élargissement du répertoire, portés par un grand amour des comédiens et un sens civique sans faille.


La Scène natale, Copeau, 
Dullin, Jouvet de 1911 à 1923

le 20 août à 16h [lecture]

Jacques Copeau. Le Manifeste pour un théâtre d’Art. Le Théâtre du Vieux Colombier. La guerre. L’Amérique. Un théâtre marginal qui a fécondé toute la suite. Pour reprendre l’expression forte de René Char, un «héritage sans testament». Une fantastique école. Une période fondatrice aux enjeux pas si éloignés des nôtres.