Traduction : Clément Camar-Mercier
Mise en scène : Joseph Fourez
Collaboration artistique : Frédéric Jessua
Création sonore : Julien Romelard
Costumes : Zoé Lenglare
Habillage : Manon Naudet
Couture : Laurence Cosic
Régie générale : Thomas Chrétien
Administration et production : Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

Avec :
Philippe Canales : Le roi Edouard IV / Margaret, veuve d’Henri VI
Claire Sermonne : Elisabeth, épouse d’Edouard IV
Valentin Boraud : Clarence, frère d’Edouard IV / Catesby
Moustafa Benaïbout : Richard, frère d’Edouard IV
Elsa Grzeszczak : La Duchesse d’York, mère d’Edouard IV, Clarence et Richard / un meurtrier
Pauline Bolcatto : Lady Anne, veuve d’Edouard, Prince de Galles, fils d’Henri VI
Lazare Herson-Macarel : Duc de Buckingham
Sacha Todorov : Evêque Ely / un meurtrier
Baptiste Chabauty : Lord Hastings / Richmond
Clovis Fouin : Lord Stanley
Julien Romelard : Comte Rivers, frère d’Elisabeth / Tyrrell
Frédéric Jessua : Le maire de Londres

Durée : 2h

 

Nietzche écrit : « Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l’abysse, qu’il sache que l’abysse le scrute à son tour. »

Richard est le mal incarné. Qu’est-ce que le mal ? Venu du mot latin malum, le mot peut se traduire par : « de sens identique » ou « de même sens ». Dans le Mal, tout est au même niveau, le monde est privé de sens puisque tout est égal. Le mal y règne et des êtres vils comme Richard III peuvent prétendre à l’innocence, et faire leur office. Désormais le langage est vidé de son sens et le mal impose ses propres règles. Dans ce nouveau monde, Richard III est roi, et l’habile maitre de ces mots trompeurs. Il sait tout faire avec eux, séduire, tuer, trahir, usurper.

La naissance d’un monstre est sans doute possible parce qu’il profite d’un monde laissé à l’abandon par ces prédécesseurs. Loin de moi l’envie de disculper Richard, mais il me semble important d’évoquer la responsabilité de chacun. Les monstres prennent le pouvoir lorsque le peuple le lui offre… Mais Richard III, est aussi et surtout une gigantesque fête, celle d’un théâtre libéré, aussi monstrueux que beau, aussi intime qu’épique, aussi fou que terriblement humain, et donc éminemment populaire.

Joseph Fourez