De Isaac Bashevis Singer

Mise en scène et adaptation : Clovis Fouin
Collaboration artistique : Claire Sermonne

Les 17, 19, 21, 23 et 25 août à 11h
Durée : 45 minutes

Avec :
Julien Campani : La Servante, Le Père Kaddish
– Emilien Diard-Detœuf  : Atzel
Clovis Fouin : Le narrateur, le médecin
Claire Sermonne : Aksah, Un médecin

Régie : Pauline Bolcatto
Décor commun : Antoine Philippot

Administration, communication, intendance : Lola Lucas , Frédéric Jessua

Depuis l’enfance, on décrit au jeune Atzel le paradis comme le seul lieu qui en vaut la peine, si bien qu’Atzel délaisse le monde et se fait passer pour mort aux yeux de tous. Le médecin de famille use d’un stratagème pour lui faire croire qu’il est au Paradis… Le spectateur entre alors au cœur d’un merveilleux simulacre, celui du paradis fantasmé, où il n’y plus ni temps qui passe, ni danger. C’est un lieu où les premiers rêves se heurtent au monde avec douceur, humour et émerveillement.

Le spectacle tel que je le conçois prendra une forme légère et pluridisciplinaire dans laquelle se mêlera, théâtre danse et chant. L’idée est d’inventer ou du moins de restituer à destination d’un jeune public, un conte métaphysique drolatique, jouant avec les conventions de la comédie musicale. La légèreté sera la matrice du travail, recherchant par celle-ci, une liberté d’action et de mouvement. Par cet espace de disponibilité artistique que nous construisons, la virtuosité de l’acteur et son inventivité seront des facteurs essentiels au spectacle. Ainsi les acteurs interpréteront plusieurs personnages, et changeront les décors à vue, dans un soucis de mettre à nu le théâtre et donc paradoxalement de renforcer sa théâtralité. Clovis Fouin

Isaac Bashevis Singer (1902-1991):
Né de père rabbin et de mère fille de rabbin, Isaac Bashevis Singer est croyant mais sceptique. Il découvre la littérature grâce à son frère et débute à Varsovie en tant que correcteur, journaliste et traducteur de Thomas Mannet Stefan Zweig. Dès 1925, il écrit ses premières nouvelles et en 1933 paraît son premier roman La Corne du bélier. Il émigra aux Etats-Unis en 1935, promettant à sa femme et à leur fils de cinq ans de les faire venir, mais il épouse à New York une autre femme et devient citoyen américain. Son œuvre, écrite en yiddish, fait revivre la Pologne de son enfance sur le rythme des conteurs traditionnels dans un style dépouillé et visionnaire. Elle est peuplée de personnages et de sujets tour à tour pittoresques, sensuels et pathétiques en abordant les thèmes chers au peuple juif et à son histoire. Il a reçu le Prix Nobel de littérature en 1978.