Festival 2022

Les lectures

 

Pour annoncer la XIVe édition du Festival qui aura lieu à l’été 2022, nous proposons cinq lectures pour découvrir nos cinq créations, en partenariat avec les bibliothèques de Beaufort, Mazé et La Ménitré :

 

Claudel, son œuvre, sa vie

mardi 12 octobre à 20h
Médiathèque La bulle à Mazé

De Tête d’Or, au Partage de Midi, le poème dévoile, en filigrane, une biographie de son auteur : Paul Claudel !

 

2001 l’Odyssée de l’Espace

MARdI 16 novembre à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Un moment consacré au chef d’œuvre Stanley Kubrick : musique, textes, son et échanges avec le public. Un temps sensoriel, futuriste et… politique.


Autour d’Elie Salleron, jeune auteur de cet été

mercredi 23 février à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Explorons avec truculence l’univers joyeux et déjanté d’Elie Salleron, jeune auteur qui écrira pour nous cet été, à travers ses textes et tout ce qui l’inspire !


La Reine des Neiges

mercredi 23 mars à 16h30
Espace culturel de La Ménitré

Libérée, délivrée… Oubliez la fameuse adaptation américaine, et venez découvrir ce conte méconnu d’Andersen.


1789

mercredi 27 avril à 20h30
Maison du Théâtre à Fontaine-Guérin

La Révolution comme vous ne l’avez jamais vue ! Venez entendre le récit de la prise de la Bastille de la bouche de ceux qui l’ont vécue.

 

Entrée libre / Informations : Service culturel de Beaufort-en-Anjou 02 41 79 36 12 – service.culturel@beaufortenanjou.fr

2001, l’odyssée de l’espace / kubrick

16, 18, 20, 22, 24 et 26 août à 11h

D’après le film 2001, l’odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick, et le roman d’Arthur C. Clarke
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Frédéric Jessua
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
CREATION SONORE Baudouin Rencurel
RÉGIE GÉNÉRALE
 Marco Benigno et Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Baptiste Chabauty, Frédéric JessuaMorgane Nairaud

 

synopsis

De l’aube de l’humanité à une mission dans l’espace en 2001, ou le parcours d’un mystérieux monolithe noir, forme d’intelligence extra-terrestre se manifestant par l’émission d’ondes sonores, qui confère aux ancêtres de l’homme (des australopithèques) des pouvoirs nouveaux, puis entraîne l’homme, devenu moderne, dans un voyage interstellaire à la périphérie de Jupiter, lui révélant ainsi le caractère éternel de la vie humaine.

pourquoi adapter ce film au ntp ?

La première fois que j’ai vu 2001, l’Odyssée de l’Espace, je crois que je n’ai rien compris, j’avais 8 ans, je m’en souviens encore ; la seconde fois, j’ai su que je n’avais rien compris, j’en avais 15 ; la troisième, j’ai compris que je n’y comprendrais jamais rien, j’en avais 20 ; et depuis (à raison d’une projection tous les 5 ans), j’ai fini par comprendre qu’il ne fallait pas chercher à comprendre, qu’il valait mieux se laisser faire un peu, que c’était comme la vie, que tout était donné, qu’on en faisait ce qu’on voulait comme on pouvait, en s’émerveillant… le plus possible.

Fort de ces impressions, je veux donc proposer pour les enfants et leurs parents une adaptation scénique du film de Stanley Kubrick. J’ai grandi avec lui ; ça été le point de départ, je le sais maintenant, de mon aventure avec le cinéma. J’ai aujourd’hui envie de lui faire rencontrer le théâtre, en me concentrant sur les antagonismes avec lesquels nous nous débattons (tout ce dont le film parle à mon avis) : la présence ou non d’une autre forme de vie dans l’univers, la connexion possible entre le futur et le passé, la cohabitation forcée entre la technologie et l’humain, la présence de l’espace infiniment grand et dérisoire qui nous entoure, et celle de nos vies infiniment petites et importantes, l’antagonisme des instincts animaux et intellectuels, l’intrication de l’amour et de la violence…La base de mon travail sera constituée de deux matériaux principaux : le roman d’Arthur C. Clarke (écrit simultanément au scénario du film) et le film de Kubrick lui-même.

note du metteur en scène

Peu importe ce qu’on retient du sens de ce film (et chacun doit avoir le sien), on ne peut qu’être touché par la portée universelle de son contenu, parce que contrairement à l’idée (souvent préconçue) qui circule, l’histoire est très simple ; Kubrick s’est simplement amusé à la compliquer par le truchement du traitement cinématographique ; il n’est jamais didactique, et place le spectateur dans un état d’éveil permanent. Ce qui est encore plus surprenant, et je ne sais si cela était intentionnel de sa part, mais Kubrick a finalement conféré au spectateur une position de complice à sa création, chacun cherchant le « truc » ou l’artifice qui a conduit à ses scènes inoubliables. 2001 est véritablement un jouet pour le spectateur ; visuel, sensoriel et intellectuel.

Dans cette optique je veux proposer un spectacle qui se déroule sur plusieurs espaces du site du NTP : la salle de travail nouvellement aménagée à l’occasion de l’ouverture de la Maison du Théâtre, une des deux scènes nouvellement construites en 2019 et un lieu encore à créer. Je voudrais que le (jeune spectateur) découvre ce qu’est un spectacle déambulatoire et suive l’aventure humaine présente dans l’oeuvre de Kubrick. Je voudrais aussi qu’un échange soit créé entre parents et enfants à la sortie du spectacle, en proposant un traitement différent de certaines parties du spectacle selon l’âge du public. Le son sera bien évidemment présent, qu’il soit enregistré ou joué par les acteurs, la grange permettra d’avoir recours à la projection d’images, enregistrées ou filmées en direct.
Au final, il s’agira, en moins d’une heure, d’évoquer la préhistoire, le passage de l’outil au vaisseau spatial, la manière de retrouver notre humanité face à un ordinateur récalcitrant, et de rendre concret le voyage à la vitesse de la lumière.

Frédéric Jessua

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L’Auteur du roman : Arthur c. Clarke

Arthur Charles Clarke, ou Arthur C. Clarke, né le 16 décembre 1917 à Minehead dans le Somerset (Angleterre) et mort le 19 mars 2008 (à 90 ans) à Colombo (Sri Lanka), est un écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin et inventeur britannique. Il a utilisé des pseudonymes comme Charles Willis et E.G. O’Brien. Il fait partie, avec Isaac Asimov et Robert A. Heinlein, des « Trois Grands » (Big Three) auteurs de science-fiction de langue anglaise.

Stanley Kubrick, réalisateur de 2001, l’odyssée de l’espace

Stanley Kubrick est un réalisateur, photographe, scénariste et producteur américain né en 1928 à Manhattan et mort en 1999 dans son manoir de Childwickbury (nord de Londres). Après des débuts dans la photographie, Kubrick, autodidacte, sera également son propre directeur de la photographie, producteur, scénariste ou encore monteur. Ses treize longs métrages en quarante-six ans de carrière l’imposent comme l’un des cinéastes majeurs du XXe siècle.

 

 

Festival 2022

la reine des neiges

17, 19, 21, 23, 25, 27 août à 11h

En tournée des battages les 21, 22, 23, 28, 29 et 30 juillet

D’après le conte d’Andersen
ADAPTATION, MISE EN SCÈNE Thomas Chrétien
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION
Valentin Boraud, Elsa Grzeszczak, Claire Sermonne

 

synopsis

Key, un jeune garçon innocent, reçoit dans le cœur et dans l’œil deux éclats d’un miroir ensorcelé. Il change alors de comportement, devient dur et indifférent, au point de dénigrer sa petite amie Gerda.
Jusqu’au jour où il disparaît, emporté dans le grand nord par la Reine des Neiges. Gerda décide alors d’aller le chercher jusqu’au château où il est retenu. Dans sa quête, elle rencontre de nombreux personnages, dont la petite fille des brigands, des corneilles qui parlent et une magicienne avec un jardin fantastique.
Après un combat final héroïque contre une armée de flocons de neige, Gerda retrouve Key. Ses larmes de joie, chaudes et pleines d’amour, font dégeler le cœur du jeune garçon et emportent avec elles les éclats du miroir maléfique. Ainsi libéré, délivré de tout sortilège, Key peut rentrer chez lui avec Gerda « dans un délicieux printemps verdoyant et fleuri ».

pourquoi cette pièce au ntp ?

Depuis le film de Disney sorti en 2013, La Reine des Neiges est sans doute une des héroïnes les plus populaires auprès des enfants. Raconter son histoire sur la scène du Nouveau Théâtre Populaire, dans le cadre d’une programmation autour du cinéma, me semble donc tout à fait pertinent.
Mais de quelle histoire parle-t-on ? L’immense succès cinématographique et commercial de Disney a totalement éclipsé le conte original. Ecrit en 1844 par le célèbre auteur danois Hans Christian Andersen, ce récit fantastique est en passe d’être oublié, remplacé dans l’imaginaire collectif par la très libre adaptation américaine.
C’est ce conte méconnu que je souhaite présenter aux enfants et à leurs parents afin qu’ils (re)découvrent la véritable histoire d’Andersen : histoire d’un jeune garçon qui, touché par une terrible malédiction, a perdu son âme d’enfant ; histoire d’une jeune fille qui, triomphant de tout les obstacles et de tout les dangers, va libérer son ami ensorcelé ; histoire, où l’amour et le courage, l’innocence et la foi, permettent à deux enfants de grandir.
Il me tient à cœur de raconter cette histoire : d’abord parce qu’elle parle magnifiquement d’un changement de comportement inexpliqué, en l’occurrence celui d’un petit garçon au passage de l’adolescence ; ensuite parce qu’elle met en scène une héroïne courageuse et déterminée, ce qui n’est pas courant dans les contes pour enfants ; enfin parce que c’est un voyage lumineux et plein d’espoir où l’amour, l’amitié, la générosité et le courage triomphent de tout les obstacles.

note du metteur en scène

Ma volonté première sera donc de suivre le récit original. Sous-titré « conte en sept histoires » par Andersen, le périple de Gerda jusqu’au palais de la Reine des Neiges est une succession d’épisodes à travers un monde fantastique et dangereux. C’est un long voyage entrecoupé de rencontres qui vont chacune aider l’héroïne dans sa progression.
Le spectacle suivra cet enchainement de séquences, alternant « scènes de voyage », visuelles et musicales, et « scènes de récit », jouées et dialoguées.
J’aimerais profiter des « scènes de voyage » intercalées entre les différentes étapes des aventures de Gerda, pour faire intervenir Key depuis sa prison de glace.

A la différence du conte, j’aimerai donner beaucoup plus de place au jeune garçon. Il sera donc toujours présent, soit joué par un acteur, soit représenté par une voix enregistrée ou un visage sur un écran de télévision. Avec l’idée que la technique, image et son, symbolise le monde froid et désincarné de la Reine des Neiges.
A l’inverse, dans les « scènes de récit » consacrées aux aventures de Gerda, j’aimerai rester dans une forme simple, un théâtre relativement pauvre fait d’accessoires et de bouts de ficelles, qui ne cache pas ses artifices, et se fait avec la complicité et l’imagination des spectateurs : les coulisses seront à vu sur le plateau, les acteurs passeront d’un personnage à l’autre grâce à quelques éléments de costumes, et les lieux traversés seront évoqués par de simples accessoires.
Nous suivrons ainsi les parcours de Gerda et de Key en parallèle, dans une succession de séquences, entre récit d’aventure et voyage intérieur, entre la liberté folle d’un théâtre artisanal affirmé et la rigueur formelle d’éléments techniques froids et figés.

Thomas Chrétien

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Andersen

Hans Christian Andersen, romancier, conteur et poète danois, est né en avril 1805 d’une famille modeste d’Odense. Dès 1832, lors de ses premiers voyages à travers l’Europe, il commence la rédaction des contes qui feront sa renommé, parmi lesquelles on peut citer La Petite sirène, Le Vilain petit canard, La Petite fille aux allumettes, ou encore La Reine des neiges. Ils seront publiés jusqu’à sa mort, en août 1875.

 

 

Festival 2022